01.05.2008

déshabituation

733328542.jpgl'être peine à ne devoir être que partiel

chaque nouvel autre comme une mise en doute

effleurement plus qu'emportement,

l'absolu...

...mais contenu,

je vous aime rarement, ne devrais-je pas m'en déshabituer ?

photo : Didier

29.04.2008

sonorités

Une cloche à toute volée, la voix d’un chien

Mon esprit de rêve peine à donner un sens à ces sonorités

Il choisit de m’éveiller,

Le son du dernier carillon résonne encore,

Je laisse ce réel autre m’envahir

Le chien s’est apaisé, un peu au loin de l’eau qui coule, l’image se forme de l’abreuvoir à quelques pas de la maison

Quelques sonnailles, les brebis n’ont pas encore rejoint les estives

Les sons se distinguent nettement dans l’air d’altitude,

Je quitte la chaleur du lit, le jour est levé, l’air encore frais

J’emporte mon café dehors pour emplir mon regard des montagnes autour, cet espace respire la sérénité

20.04.2008

Landes

C’étaient des temps étranges

Ma mémoire s'effiloche à se souvenir

Les gens et les choses étaient tourmentés

.

Je partais souvent vers la mer

Il suffisait de traverser les bois,

Je suivais les chemins guidée par le souffle des vagues au loin

Ils débouchaient sur une dune plateau, où les vents avaient chassé les arbres

L’océan apparaissait dans son horizon,

Les ciels étaient chargés de gris et de blanc

Les chemins se faisaient sentes entre les chardons

Il fallait encore marcher un peu pour apercevoir le rivage

. 

Je m’asseyais alors en haut de la dune,

La plage était immense et vide en ces temps d’hiver et d’automne

L’océan m’appartenait

Je restais là des heures,

A peine abritée par le renflement de la dune

Derrière moi les pins

Et plus loin encore la vie et ses tourments

J’écoutais le vent

Les vagues hypnotiques fluant et refluant,

Le sable était jonché de bois blancs d’avoir flottés,

Je rêvais de fortunes de mer

Je me confondais avec la dune

Quand le froid me prenait je descendais vers l’eau

Faisant naître des avalanches de sable

Je courrais à en perdre haleine

Et m’effondrais à la limite ou le sec devient humide

Les vagues de près semblaient plus fortes encore

Je m’allongais sur le lit du rivage

Et je plongeais mes yeux dans le gris et le bleu au dessus

Imaginant l'océan m’emportant

. 

Il fallait que la nuit tombe pour me rappeler

Je chassais les grains de sable de mes vêtements

Je remontais la dune

J’embrassais d’un dernier souffle l’immensité

Puis je reprenais sentes et chemins

Les pins s’assombrissaient

Je calais les images dans un coin de mon âme

Provisions pour plus tard

Mon chien approchait sa tête de ma main

Sa liberté aussi finissait,

voix

voix rieuses et graves, sonorités enmélées, vibrations induites du son, blancs écoutés entre les mots, souffles

encharmées,

patiente impatience

aurez-vous la patience et l'envie

de l'au-delà

de descentes dans les couches sédimentaires,

de montées dans la lumière,

celle de l'aprivoisement,

du risque pris de l'émotion,

de l'image écornée

de la joie qui palpite,

 

de l'ensoleillement ?

mascarade

le coeur a tout de suite compris, l'âme lasse a pris plus de temps à se replier,

le corps s'est mis en écran, fantassin

la lutte achevée, l'âme était vide, le coeur plus encore éloigné,

c'était une mascarade, peut-être l'a-t'il senti peut-être pas, une envie de se sauver derrière les yeux,

impression de rien, il n'y a rien, il n'y aura sans doute rien encore,

mais la pièce doit être jouée,

 

l'amour est sous les larmes

19.04.2008

oeuvre

frémissement, ondulations

courbes, pleins et creux

pulpe caressée à la terre,

vibrations d'énergie retenue

glaise modelée, éveil contenu

promesses de tremblements et de répliques

s'arrêter là un instant, maintenir en suspend

contourner et reprendre

frôler, apaiser

puis revenir,

marquer de l'empreinte, semer l'odeur, s'approprier, enchaîner,

maîtriser le basculement, s'assurer la rédition, se dédier l'abandon

regarder son oeuvre et attendre