01.05.2008

déshabituation

733328542.jpgl'être peine à ne devoir être que partiel

chaque nouvel autre comme une mise en doute

effleurement plus qu'emportement,

l'absolu...

...mais contenu,

je vous aime rarement, ne devrais-je pas m'en déshabituer ?

photo : Didier

29.04.2008

sonorités

Une cloche à toute volée, la voix d’un chien

Mon esprit de rêve peine à donner un sens à ces sonorités

Il choisit de m’éveiller,

Le son du dernier carillon résonne encore,

Je laisse ce réel autre m’envahir

Le chien s’est apaisé, un peu au loin de l’eau qui coule, l’image se forme de l’abreuvoir à quelques pas de la maison

Quelques sonnailles, les brebis n’ont pas encore rejoint les estives

Les sons se distinguent nettement dans l’air d’altitude,

Je quitte la chaleur du lit, le jour est levé, l’air encore frais

J’emporte mon café dehors pour emplir mon regard des montagnes autour, cet espace respire la sérénité

23.04.2008

belle âme

la nuit fut à la déconstruction, au désorientement, au presque désespoir, le sable dans l'onde tourmenté,

le matin me trouva vide de sens, l'eau trouble encore

la journée se déroula, le soleil doucement perçant le flot s'éclaircissant,

la soirée s'approchant le coagula s'achève, le limon s'est posé

la force recomposée,

les choses à leur place,

la douceur à la sienne, la réalité aussi,

me reste le bonheur d'une belle âme rencontrée,

 

 

22.04.2008

équidistance

comme la violence est parfois proche de la douceur, la joie l'est de la tristesse, de la même nature, juste une nuance, un éclairage les sépare, l'orientation de la flamme,

je me sens à équidistance,

20.04.2008

voix

voix rieuses et graves, sonorités enmélées, vibrations induites du son, blancs écoutés entre les mots, souffles

encharmées,

patiente impatience

aurez-vous la patience et l'envie

de l'au-delà

de descentes dans les couches sédimentaires,

de montées dans la lumière,

celle de l'aprivoisement,

du risque pris de l'émotion,

de l'image écornée

de la joie qui palpite,

 

de l'ensoleillement ?

mascarade

le coeur a tout de suite compris, l'âme lasse a pris plus de temps à se replier,

le corps s'est mis en écran, fantassin

la lutte achevée, l'âme était vide, le coeur plus encore éloigné,

c'était une mascarade, peut-être l'a-t'il senti peut-être pas, une envie de se sauver derrière les yeux,

impression de rien, il n'y a rien, il n'y aura sans doute rien encore,

mais la pièce doit être jouée,

 

l'amour est sous les larmes

19.04.2008

oeuvre

frémissement, ondulations

courbes, pleins et creux

pulpe caressée à la terre,

vibrations d'énergie retenue

glaise modelée, éveil contenu

promesses de tremblements et de répliques

s'arrêter là un instant, maintenir en suspend

contourner et reprendre

frôler, apaiser

puis revenir,

marquer de l'empreinte, semer l'odeur, s'approprier, enchaîner,

maîtriser le basculement, s'assurer la rédition, se dédier l'abandon

regarder son oeuvre et attendre