29.04.2008
manipulation
Ainsi c’était le faible qui manipulait le fort,
Se penchant pour mieux le faire trébucher
Il rendait le fort embarrassé de sa force,
Le vivant s’excusait presque de l’être trop,
Trop gai, trop triste, trop émerveillé,
Il se contraignait au terne
Mais il ne l’était jamais assez
L’immortel était le faible
Le mortel était le fort
Mais comme il aimait à être mortel !
Le faible en fit de trop, le fort s'efforça de toutes ses forces de s'éteindre, il se découvrit fragile,
Et cette fragilité lui donna la force de mettre le faible à distance,
comme on fuit l'éteignoir,
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12.04.2008
colère
étouffante, sainte, sanglante, salée, béquille, fondation, fidèle, chienne, muette, hurlante, puante, bouillie, violente, houle, constante, nausée,
sans elle, le vide, la peur, le rien, l'amour terrifiant, attendu, espéré, terrifiant...
21:05 Publié dans Mot d'ire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
amnésie,
Tu t’effiloche, un rien te fait céder
Je hais ta faiblesse après avoir haïs ta force
Je voulais te vaincre et j’ai peur de te perdre,
Je t’en prie ma très aimée, ne me dit pas trop vite, laisse moi encore un peu de temps
20:54 Publié dans Mot d'ire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2008
grand écart
Me la faire toute simple
Avoir une vie à l’eau de rose
Un peu écœurante d’ennui
Une vie à bailler, qui n’intéresse personne,
Qu’on raconte en quelques mots, qui n’appelle aucune question,
Une vie banale et légère,rien pour faire un roman
Je voudrais des souvenirs tièdes et indistincts
Je voudrais la blanquette du dimanche midi, les chamailleries,
Les histoires d’il y a longtemps
Je voudrais que le temps soit dans l’ordre du temps,
au moment où j'écris cela, j'apprends l'hôpital, encore une fois le grand écart me saisit le coeur
15:24 Publié dans Mot d'ire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.03.2008
ce que tu es,
Se mettre en face de soi, se prendre entre quatre yeux. Se dire voilà, tu sais, tu dois l’accepter Se sentir lutter et ne pas se lâcher...
Arrête de pleurer, arrête de crier, Ce qui n’est pas ne sera pas
S’orpheliniser, renoncer soi, pour que cesse la douleur, rompre. Se prendre avec toute sa raison. Faire appel à toute sa conviction.
Ce qui n’est pas ne sera pas, c’est jamais, ce n’est plus peut-être
Refuser la double peine, se frotter les yeux pour mieux voir
Regarde, regarde bien, ne détourne pas tes yeux, regarde encore. Il n’y a pas d’illusion, ce que tu vois est ce qui est. Sors du rêve, ce qui n’est pas ne sera pas, n’y reviens plus jamais. Non ne lutte pas,
Se prendre en face de soi, s’attraper, se coincer, ne pas se lâcher,
Pleure si tu veux, vomis, mais que ce soit la dernière fois. Seule toi peux renoncer, ne les laisse plus, plus jamais. Je ne te lâcherais pas jusqu’à ce que tu aies renoncé. Si tu recommences je te reprendrai. Ecrase l’illusion, rejette là, Tu sais, tu as toujours su, maintenant tu dois
Tu es faite pour le beau, le vrai, le doux, tu peux donner, tu peux recevoir, Quitte les toi, tu en es capable. Va vers le beau, vers l’aimant, vers l’aimable, Je ne te lâcherais plus, à chaque fois je te dirais. Tu sais, tu n’as pas besoin de plus de preuves
« Deviens ce que tu es » disaient-ils... Je veux la plaie vive, pour qu’elle se ferme
photo : didier
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23.03.2008
primum non nocere
Avant tout, avant moi
Ne pas nuire, regardez mon masque de folie,
Je suis quelqu’un de bien !
Regardez,
Je vomis mais ne nuis pas
Venez, venez, regardez
Je me noie mais ne nuis pas,
Je plante mes yeux, droit dans la glace,
La médaille accrochée au revers Je ne dors pas mais bien,Je me tais mais ne nuis pas…
Pousse moi encore à la folie, encore, il m’en faut bien plus tu sais,Tu n’as la mesure de rien ni de moi,
Assène encore tes coups, tu es bien trop doux,
Fais-moi mauvaise,
Désespère moi, sois plus convaincant,
Ronge moi, là où tu ne sais mais sens que le coup portera,
Regarde, je t’aide, je te montre,
De tout accuse moi,
Ce n’est pas assez tu vois, je suis encore là,
Chasse toute trace,
Fais-toi irréprochable
pour que la nausée vienne encore
Fais-moi préférer le néant, tires moi vers le bas,
Le courage est au-delà
et puis un jour nuire… enfin…
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18.03.2008
violence
pulsion de sang, des flots espérés, le poing sur le mur sanglant, frapper, frapper... absoudre la culpabilité, tellement peu pouvoir se pardonner, la douceur cache violence, offerte en écran...
11:21 Publié dans Mot d'ire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





