18.05.2009
suspendue
Elle a écrit ce qu’elle a jugé bon de décider
Puis elle est allée se coucher
La conscience bien tranquille
Du travail accompli
Maintenant elle dort
Elle dort et moi je veille
Imaginant ce que sa plume a tracé
Ma vie suspendue à cet accolement de mots
Qui dessine mon horizon
Demain je saurai si l'attente a cessé
23:18 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.04.2009
l'attente
de nouveau l'attente nausée, le compte à rebours, les jours à l'envers
et l'énergie dépensée à ne pas y penser
de nouveau la peur qui s'insinue
et la douceur qui l'allège parfois sans la dissoudre
combien de temps avant la paix ?
22:29 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.11.2008
l'ancou
De nouveau elle rode,
Et de nouveau je ne sais que faire,
16:44 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mort
12.11.2008
lâcheté ?
Est-ce lâcheté
cette envie parfois démesurée
de leur épargner
ce que l'on est ?
09:18 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lâcheté
18.10.2008
les monstres
Il est des monstres qui vous poursuivent des années durant. Vous pensez les oublier et ils restent là, tapis, surs d’eux. Ils tiennent le terrain, ils ne le lâcheront pas. Ils réapparaissent, régulièrement, en grinçant des dents, « tu croyais t’être débarrassée de moi ? ». Et on s’épuise en vain à les circonscrire, à éviter la contagion.
Et le temps passe et ils se nourrissent du temps, deviennent gras, adipeux, sans perdre de leur mordant. Et plus ils prospèrent et plus ils sont terrifiants. Ils envahissent la raison, « puisqu’il est encore là, c’est qu’il doit être plus puissant encore que je ne le croyais ».
Et le temps passe encore. Et le courage vient, on nettoie tout autour, on se dit qu’on va les inquiéter « regarde comme je suis devenue forte ».
Mais eux ils continuent à rire, ils savent bien qu’on n’ira pas jusqu’à eux. Ils nous connaissent, savent notre lâcheté, il y a si longtemps qu’ils l’habitent. Alors ils se font goguenards, « tu n’oseras pas, je le sais, je l’ai toujours su ».
Mais ils ne savent pas qu’on commence à les regarder en coin. Oh pas dans les yeux encore ! Mais on s’aperçoit qu’en les approchant de côté on parvient à tromper leur vigilance. Alors on se renforce un peu. Bien sur on ne le leur dit pas. On garde ça pour soi. On commence à se dire qu’un jour il faudra, qu’un jour on pourra. On sait très bien ce qu’il faut faire, on l’a toujours su, mais on en a si peur.
Et puis un jour, on a en soi quelque chose qui nous rend plus fort, un espace doux et sûr qui nourrit le courage. « Puisqu’ici je suis aimée, là je suis peut-être aimable ». On cultive cette petite parcelle bleue.
Et eux sont devenus si gras, qu’ils ne voient rien. Et leur silence nous encourage. Ainsi on pourrait les tromper ? On garde ça en soi encore, pour le jour où.
Et puis le jour vient. Une lueur, on l’a reconnue, on sait que c’est maintenant, que peut-être elle ne brillera plus demain. Alors on s’arme de tout ce que l’on trouve, on se souvient de tout le doux, on fait taire la peur en lui demandant quelques heures, juste quelques heures, de se faire muette. On se convainc, "oui maintenant, tout de suite".
Et puis on cherche ses mots, on ouvre la bouche, puis on la referme. Les larmes viennent, la panique déborde sur les lèvres. "Si je dis je meurs"
Mais on sait si fort qu’une autre fois on osera plus. Alors on associe les lettres, celle-là puis celle-là, celle-ci aussi. On formule sa phrase. Elle est prête, il ne reste plus qu’à la dire. Encore une fois on s'arrête, on a tellement ancré en soi le silence. "Si je dis je meurs"
Et enfin on la jette, dans un souffle, pas trop fort, on met les mots-nausée. "Voilà le monstre, voilà le monstre qui me ronge, voilà le monstre qui me fait monstrueuse, le voilà, regardez comme il est laid, puant, mauvais. Voilà ce qui me fait plus monstrueuse que tous les monstres réunis "
On a plus de souffle, il va frapper, on sera anéanti, on ne se relèvera plus, il entachera tout ce qu’on a cru beau. On lève un bras pour parer le coup.
Et puis, le coup ne vient pas.
« Mais ce monstre n’est pas monstrueux ! Regardez-le, il n’est rien. Regardez comme il se dégonfle. Regardez ce qu’il libère en quittant la place. Juste une immense peur, qui ne reposait sur rien, une peur acquise, inculquée. » Et on est tout étonné. « C’est vrai, ce monstre n’est pas monstrueux ? ». Et on pose la question dix fois. Et dix fois la réponse est la même. "Mais si le monstre n'est pas monstrueux alors je ne suis pas monstrueuse ?"
Et un temps on ne comprend plus, pourquoi toutes ces années de terreur. On vacille, le monstre était un pilier.
On redemande étonné « vous croyez vraiment, vous êtes sur de ne pas vous tromper » et la réponse est identique.
Alors on se sent fatiguée, immensément épuisée. Un soupçon de sourire ne vient pas encore flotter sur les lèvres, mais on se prend à imaginer qu’il viendra.
On demande grâce, « je dois dormir, je dois m’habituer, j’ai un peu froid, il y a des courants d’air dans cette place où il se tenait ». On sait qu’on y reviendra, on en est tout étonné....
09:00 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : monstres
04.10.2008
revenue .. un temps
elle semblait s'être éloignée, repliée,
mais elle se contentait de guetter
le vacillement
la fatigue
pour s'insinuer de nouveau
Déjà cela me semble difficile à faire,
ceci très vite m'apparaît impossible à penser.
Le geste et l'esprit s'alourdissent,
une envie foetale de se rouler en boule.
Elle entre, comprime, elle se sent chez elle
elle ne m'a pas laissée le temps de changer les lieux.
Elle se déploit sur le terrain reconquit
déjà elle me souffle que je n'y parviendrai pas
me conseille de remettre au jour suivant.
La sentir révulse mon estomac
elle s'installe,
je me replie, un temps j'espère.
20:49 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.08.2008
qu'elle se méfie !!!
je viens de trouver ça..... !
08:32 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.08.2008
tsétsé
Une mouche tsétsé a piqué
Ma volonté
18:35 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11.08.2008
vase
Maudit goût de vase
Et plus elle est légère
Et plus elle sombre
Quelques molécules,
Elle surnage erratique
La gangue qui ne finit pas de sécher se comprime,
L’humidité ne tient pas
Elle se resserre
23:12 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vase, gangue, humidité
04.08.2008
malédiction
Malédiction de l’écrit, tout écrire pour ne pas écrire. Je contourne, je fais le tour, j’écris tout autour, mais le centre est centrifuge, il appelle ma plume, me défie ; « alors tu as la trouille, tu ne trouves pas les mots ? »
11:16 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note








