28.11.2009

chuchotement

tu sais j'aurais aimé venir te le chuchoter

à l'heure où tu te couchais

juste après ton café du soir,

je serais rentrée doucement

prétextant une leçon à apprendre

tu me les faisais réciter par coeur

j'y ai gagné une mémoire

qui longtemps me servit

 

tu aurais râlé un tout petit peu

ma p'tite fille tu dois aller dormir

mais tu aurais tapoté le bord de ton lit

pour que je m'y installe,

 

je t'aurais dit tout bas

son regard, sa douceur,

sa force aussi et puis ma peur

alors tu m'aurais encore appelée

ma p'tite fille

et puis tu m'aurais embrassé

 

tu sais, je crois que tu l'aurais aimé,

 

 

tu sais, j'ai appris il y a pas longtempsque tu en savais bien plus que ce que je ne croyais

comme tu as dû être triste de partir en nous laissant...

17.10.2009

gratitude

Des centaines de jours d'angoisse

et puis,

Elles ont décidé

Elles ont fait justice

Et l'immense joie

Immense

et ce soir,

le vide,

l'angoisse emplissait,

l'attente prenait le temps

et le bonheur

ce soir me fait peur et me réjouit

gratitude, gratitude,

gratitude pour mes bonnes fées de là-bas et d'ici

amour et gratitude pour tous ceux sans qui...

11.08.2009

Mon petit loup a 9 ans, il est amoureux

 

et il écrit à sa belle

 

"A votre arrivée dans notre classe

Dans un froid de glace

Ou sous un soleil de plomb

Votre beauté m’éblouie

Au point où j’en suis

De vous écrire un poème

Qui vous dira ce qu’il y a véritablement

Au fond de mon cœur

 

Vos cheveux

Lisses, soyeux et gracieux

Coulant sur votre nuque

 

Vos yeux

Aussi profonds

Que le plus profond des puits

 

Vos iris aussi beaux, imperçables

Et miroitants que des diamants

 

Mon cœur n’a pu être délivré

Pour dévoiler

La fleur de lys qui vous représente

 

Mon cœur s’illumine

Quand il vous voit

Mais il est rongé sans vous

 

Dans mon cœur la rose est fanée

Et je reste bouche bée

Quand je vois l’indifférence

Pour mes efforts pour vous impressionner

 

 

Dans le tiroir de l’eau claire de vos yeux

Je laisse là mon cœur

Sans revenir vers lui

 

et même si vous habitez

au fond de l'océan

ou au sommet de l'hymalaya

je viendrai vous chercher

jusqu'aux confins du monde.

 

Je ne suis pas un grand poète

Mais un brin d’amour et de poésie

Suffisent à écrire

Une grande poésie"

 

E.

 

25.06.2009

manque et ravissement,

Il lui manquait...

Et cela la ravissait.

25.04.2009

feulement,

L'espace avait changé

je m'y mouvais habitée,

Un enveloppement d'en dedans

une autre densité

 

Il suffisait que j'interrompe mon mouvement

pour qu'il m'envahisse

alors le sourire venait, de l'intérieur

un feulement, gardes-moi,

 

 

18.03.2009

Facétieux

Parfois le printemps est facétieux, on l'attend, on se demande quand il viendra, on monte des stratégies, on finit par se demander si, tout compte fait, l’hiver ne durera pas quatre saisons, on pense, on pense ... et puis un matin il est là sans s'être annoncé, et il se marre, et nous on sourit émerveillé...

30.01.2009

Dans Paris

Dans Paris que j'aime, il y a des gens que j'aime

un compagnon de route, une jumelle tardive, une grande sœur d'adoption, un ami qui n'aime pas les non-dits, un ange patient et puis quelques autres, pas trop nombreux, pour pouvoir les bien aimer,

Dans le reste du monde que j'aime, il y a des gens que j'aime aussi,

une fée, un honorable, une elfe et quelques autres du monde et de l'arrière monde, ils sont un peu moins nombreux, ça demande du temps d'aimer de loin,

Tout contre moi, il y a des petits loups que j’aime, ils sont juste trois et c’est bien comme ça

Et, dans le monde et Paris que j’aime, il y aura quelqu’un à qui je trouverai doux de parler de ceux là qui font la vie belle.

 

12.12.2008

hein maman

qu'il est bien

enguirlandé

le sapin ?

22.11.2008

doux et bancal

Parfois l’amour vient, on ne l’avait pas prévu et il n’est pas du tout ce que l’on imaginait.

On était sure de soi, la prochaine fois il serait comme ci, et surtout pas comme ça, une femme avertie, c’est sur, en vaut bien deux … cette fois ci pas de doute, tout serait parfait, on s’était dessiné le parfait profil de celui qui, …

et puis … patatras, pirouette et pied de nez, la vie qui se marre « ainsi tu croyais me maîtriser ? », pliée en deux qu’elle est la vie, elle nous regarde en coin « je t’ai bien eu ! »

« et maintenant tu fais quoi ? »

Alors on peste un peu, on se fait le coup du Calimero « c’est vraiment trop injuste ! » mais comme la vie nous regarde on se sent ridicule, et puis on se dit qu’on était bien prétentieux, et on rit à notre tour de nos prétentions et on se sent humble et l’humilité nous fait du bien…

Alors puisque la vie est ainsi, on essaye de faire avec cet amour biscornu, cet amour pas comme on l’avait prévu, pas calibré comme il faudrait qu’il soit, mais si doux…

parfois on se dit encore qu’il serait bien plus raisonnable d’être raisonnable, mais on ne sait même plus trop comment il faut faire, alors on la laisse faire cette vie facétieuse, on se dit qu’on verra bien plus tard et puis que serait pas humain de résister et que tout compte fait on est juste humaine et alors on le laisse faire cet amour bancal et si puissant et il nous envahit et plus il nous envahit et plus c’est doux

 

 

 

20.11.2008

présence

19h40,

je remonte un torrent de voyageurs déroutés

le flot se fend et se reforme derrière moi

.

Tu ne m’as pas quitté,

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