04.04.2008

Avrils

L’avril me ramène à d’autres saisons,

Cette ville presque pas connue

Cette librairie dans laquelle tu m’avais amenée

Tu savais les mots clef des sens

Nous avions marché, tu m'apprenais à lire la pierre écrite de la ville histoire

J’étais fébrile et sereine, ta main bulle abritait mon inquiétude,

La mort ne fut pas petite, il fallait qu’elle soit grande pour mourir à l’ancien,

Un voile se déchirait, nouvel hymen

Presque quatre saisons...

 

 

28.03.2008

dormeur

un petit monde endormi1640496462.jpg...

26.03.2008

passeur

Vous ne savez pas que parfois vous m’intimidez, je m’attache à vous en pointillés, je me soucis de vous, j’aimerai déjà savoir que tout ira bien pour vous... alors je vous dis que j’ai confiance en vous, que je sais, moi, que vous êtes à la hauteur, que je ne suis pas inquiète,

Comme cette année compte pour vous ! Année charnière, vous étiez encore un peu enfant, vous ne le serez plus... Il me semble que je dois adoucir ce passage, que c’est mon seul rôle ici, en vous donnant de ce que je peux, en vous montrant par avance les pièges, en vous apprenant à reconnaître ceux qui vous aideront, en vous donnant foi en vous, Je sais, mes amis me disent que je leur parle de vous de façon trop affective... mais vous me faites l’avancée dans l’âge plus douce, vous m’avez appris à être passeur…

19.03.2008

talismans

Comme j’aimais quand tu t’accrochais à mon bras !... Nous allions.à petits pas,

Je me souviens de tes maximes, mes talismans, mes trésors, mon viatique à moi, ma sagesse reçue,

J’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur ... tout le temps, je suis même une vraie championne en la matière. Aujourd’hui on appelle ça positiver. Cela t’aurait fait rire....

J’ai essayé de ne pas trop me plaindre, Toi tu ne te plaignais pas,

Quand je te disais "j'ai peur", tu me disais « prends un bâton », J’ai eu peur, si peur... que je n’en suis pas encore guérie. J’en ai pris des bâtons, mais ce n’est pas facile tu sais

Quand il fait mauvais, j’invoque Sainte Claire, celle qui protège de la foudre et du tonnerre. Je suis toujours aussi païenne. Mais j’honore tes saints, Saint Christophe dans la voiture, j'aurai dû le mettre plus tôt... Tiens, celui qui retrouve les objets perdus partout n’est pas très efficace, Toi, qui n’est pas loin, tu devrais lui dire à Saint Antoine, celui de Padoue, que je n’ai toujours pas retrouvé ma boucle d’oreille

Je n’ai pas fini en prison, comme tu nous le promettais quand on était trop diables, mais qui sait il me reste du temps... je n'oublierai pas si c'est le cas qu'il y a plein de braves gens en prison,

Et puis j’ai continué à pousser comme une mauvaise herbe, deux centimètres après que tu sois partie, avec toi qui rapetissait, tu m'aurais trouvée géante. En souvenir j’ai décidé de ne plus les arracher. Si tu voyais mon jardin, je sais ce que tu me dirais « tu devrais avoir deux doigts de rouge sur la figure !» et puis tu rirais, peut être même que t'irais y cueillir les pissenlits... il y en a de bien jolis,

Je cueille encore des fleurs des champs, même si je n’ai plus beaucoup de champs, je t’en ramenais presque chaque jour, et chaque jour tu me remerciais comme si c'était ton premier bouquet.

Je jette un coup d’œil au ciel toujours, si jamais je siffle, on ne sait jamais peut être qu’un jour ça fera vraiment pleurer le bon dieu

Tu ne sais pas, mais tu as 3 arrières petits loups, je leur apprends tes histoires... celle de toi qu’ils préfèrent, c’est ton diagnostic pour gastro-enterite  : la panche molle, la verniole et le trou du cul mollet !… la Faculté devrait s’en inspirer, moi quand j'étais petite j'y croyais vraiment,

Je ne sais pas si tu serais fière de moi aujourd’hui, le monde a bien trop changé pour toi , « ma p’tite fille » me disais-tu, je ne savais pas encore que tu serais ma plus belle histoire d’enfance.

Je te laisse mamy, ma mie, mais juste un temps, il y a fort à parier que j’aurai besoin d’une maxime de secours bien vite,

ah j'allais oublier... je n'adore personne..., on n'adore que le bon dieu...  mais j'aimerai bien, tu sais en adorer un à moi... dis moi, je peux faire une entorse au règlement ? Après tout ce temps, il doit bien y avoir prescription non ? 

 

16.03.2008

mon amifrère

mon amifrère, qu’un inceste passant m’a rendu plus proche encore. Tes mots portent, je voudrais les miens plus utiles. Tu m’apprends à recevoir par ta permanente fraternité, un jour je pourrais donner. Je te voudrais longtemps mon frère, apprendre avec toi le temps fraternel. Je me sentais si honteuse et si soulagée de ce flot de larmes. Ta patiente présence. Tu ne sais mais devines combien la fraternité m’est violente. Certaines tuent d'autres pansent…

accroché au ciel

1369453676.jpgpetit bonhomme d'amour... accroché au ciel,