20.04.2008
camino,

C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
caminante no hay camino.. se hace el camino al handar - Antonio Machado
photo : Didier
12:31 Publié dans Mots d'eux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : machado, poême
13.04.2008
le tissu de l'âme - Gilles Deleuze
Qu’est ce que ça veut dire le tissu de l’âme ? Il ne faut pas croire que l’âme soit une espèce de balance qui attend les poids sur elle . Ce qui compose le tissu de l’âme, c’est, nous explique Leibtnitz, un fourmillement, un fourmillement de petites inclinations qui ploient, qui plient l’âme dans tous les sens. Un fourmillement de petites inclinations
Vous vous rappelez le fond de la monade, qui est un tapis, qui est tapissée mais en même temps cette tapisserie forme des plis.
Un tissu de l’âme fourmillant avec des plis qui se font et se défont à chaque instant, une multiplicité, une multiplicité de petites tendances de petites perceptions
C’est ce tissu de l’âme et cette multiplicité qui lui appartient que Leibnitz pour son compte va désigner en se servant d’un mot que Locke avait introduit à savoir le mot inquiétude.
Ce que Locke appelle inquiétude, c’est précisément ce fourmillement qui ne cesse à aucun instant comme si mille petits ressorts ... Le thème du ressort constant chez Leibnitz, en fonction de la force élastique, si la force est élastique alors, les choses sont comme mues par des petits ressorts, mille petits ressorts
En d’autres termes vous ne cessez de fourmiller et c’est comme si, cet espèce de tissu vivant ne cessait pas de se plier dans tous les sens
C’est une espèce de prurit, l’inquiétude est un prurit, l’âme est perpétuellement dans cet état de prurit...
extrait d’un cours de Gilles Deleuze, merci Olivier de ce beau cadeau
photo très à propos de didier
21:13 Publié dans Mots d'eux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.03.2008
Le pouvoir de l'engagement de Goethe
"Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne,
la possibilité de se rétracter demeure et
l'inefficacité prévaut toujours. En ce qui concerne tous les actes d’initiatives et de créativité, il est
une vérité élémentaire dont l'ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets
splendides. Dès le moment où on s'engage pleinement, la providence se met également en marche. Pour nous aider, se mettent en oeuvre toutes sortes de chose qui sinon n'auraient jamais eu lieu. Tout un enchaînement d'événements, de situation et de décision crée en
notre faveur toutes sortes d'incidents imprévus, des rencontres et des aides matérielles que nous n'aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre chemin.... Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu peux l'entreprendre. L'audace renferme en soi génie, pouvoir et magie."
merci tardif à Pho. pour cette image et ce texte,
photo : didier
21:51 Publié dans Mots d'eux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.03.2008
Rilke, poête
L'amante
Voici ma fenêtre. Je viens
de m'éveiller si doucement.
Il me semblait flotter.
Où donc atteint ma vie,
où commence la nuit ?
Il me semble que tout
autour de moi soit Moi ;
clair comme l'épaisseur
d'un cristal, muet et noir.
Je pourrais prendre encore
les étoiles en moi ;
mon coeur paraît si vaste ;
il laisse sans regret
celui-là que j'allais
peut-être aimer, garder...
Etranger, page vierge,
mon destin me regarde.
Pourquoi suis-je placée
dans cette immensité,
embaumant comme un pré,
bercée de tout côté,
appelant et craignant
qu'on entende l'appel,
destinée à sombrer
dans un Autre.
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