10.05.2008
le sable
fuir le silence de l'âme dans l'assourdissement des sens
un à peine soulagement
et pourtant y revenir encore
pour ne pas se désenivrer,
je peine à voir la différence avec le néant,
tellement de temps à construire, le front tendu,
et le sable...
je croyais venir au réel, mais je dérive,
l'ennui était amarre,
je ne sais pas si j'aurai la force de risquer encore
21:24 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
suspendue
la mort suspendue, un temps encore
elle est certaine, acceptée et pourtant incongrue
le fil est ténu, pourtant on est encore dans le plein
le vide est encore pour demain
comment sera ce vide,
respiration, désespoir ?
02:51 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.05.2008
éléments d'apaisement
"Une réaction normale à une situation anormale serait une monstruosité..." il y a des mots qui pansent...
et puis aussi des gestes, qui font l'énergie vibrer, qui suscitent et accueillent,
et puis d'autres mots encore dans la nuit, graves et doux,
l'apaisement par les autres apaisants,
00:49 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.05.2008
nausée
la laisser partir et garder en moi le sombre
bientôt plus rien ne pourra le dénouer
je trouverai seule
se souvenir de toute la force et la rassembler, en un dernier effort
me taire une dernière fois
qu'est ce qui me sera regret demain ?
08:54 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
nuit sans signe
le verbe serait alors courage et le silence lacheté ?
s'être cru courageux, se découvrir lâche
le temps du choix se restreint
bientôt demain courage ou lâcheté seront passés et présents à jamais
rien ne dit, rien n'est écrit, aucun signe ne sera donné
01:44 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.05.2008
interdite
la mort rode, plus rien ne permet d'en douter, elle sera là dans peu de temps,
je suis interdite, incapable de réagir, j'oscille entre le sentiment de monstruosité et le dégout,
qui pourrait comprendre qu'il m'arrive encore de rire et d'être légère, que la plus grande douleur est de ne pas savoir souffrir ?
21:47 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
silence
je reprends le rythme de la ville
le soleil s'est installé
je suis le chemin du printemps, comme on emprunte une voie par défaut d'aucune autre
je tends l'oreille au moindre signe
rien ne semble vouloir se distinguer dans le brouhaha assourdi
je vais doucement sans dessein
14:06 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.05.2008
le moment,
saurais-je reconnaître le moment où 
ayant suffisamment renoncé,
je pourrais enfin construire ?
photo : Didier
23:04 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
déshabituation
l'être peine à ne devoir être que partiel
chaque nouvel autre comme une mise en doute
effleurement plus qu'emportement,
l'absolu...
...mais contenu,
je vous aime rarement, ne devrais-je pas m'en déshabituer ?
photo : Didier
07:30 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poême, amour, âme, sensuel, colère, doux, tendre
23.04.2008
belle âme
la nuit fut à la déconstruction, au désorientement, au presque désespoir, le sable dans l'onde tourmenté,
le matin me trouva vide de sens, l'eau trouble encore
la journée se déroula, le soleil doucement perçant le flot s'éclaircissant,
la soirée s'approchant le coagula s'achève, le limon s'est posé
la force recomposée,
les choses à leur place,
la douceur à la sienne, la réalité aussi,
me reste le bonheur d'une belle âme rencontrée,
17:03 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : âme, amour, coagula, eau, matin, force





