20.09.2009
8 septembre
Un ballet de robes
Un minuscule hall de gare
Il le faudrait plus grand
Pour y perdre ses pas en attendant
D’autres robes encore
Sur des souliers ou des talons
Deux ans d’attente et quelques heures encore
J’y suis rompue, j’ai appris l’apnée
Se transposer dans le doux
Négliger l’horizon
Ne regarder que son pas
Une cavalcade à l’étage
Puis un silence lourd
Seules les robes parlent ici
Les autres espèrent
Une cour carrée
Une porte, un escalier
Quatre chaises de métal
Derrière la porte
La salle où l’on appelle
Des visages inquiets,
D’autres déterminés
Des hommes et des femmes dévalent les marches
Les bras chargés de dossiers
Eux savent le langage
Ils se font traducteurs
.
Quatre chaises c’est bien peu
La porte claque, une cigarette,
Une recommandation
Des liasses de papiers
Qui racontent des vies
Ici on juge
Je voudrais dormir
Je suis sure que je pourrais
Mais les chaises sont froides
J’écris des mots perdus
Je fais les cent pas sur mon carnet
Entrée en scène
Je la trouve belle
Elle qui me défend
Elle sera belle et forte
Je guetterai sur leurs visages
La portée de ses mots
Puis je tenterai de mettre à distance
Ce que j’entendrai
Comme est douce ta peau, comme un bon ton sourire
Le temps est passé
Elle replie le dossier
Dans l’entrée il reste du monde sur les chaises en métal
La cour carrée
Ses pavés mal ajustés
Le retour vers la gare
Elle sourie
15 octobre ont-ils dit
Je sais attendre
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