29.04.2009
..
Il l’aimait douce et heureuse
Alors elle l’était
Et ça la rendait triste, parfois.
00:52 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.04.2009
feulement,
L'espace avait changé
je m'y mouvais habitée,
Un enveloppement d'en dedans
une autre densité
Il suffisait que j'interrompe mon mouvement
pour qu'il m'envahisse
alors le sourire venait, de l'intérieur
un feulement, gardes-moi,
16:11 Publié dans Mots bleu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : feulement
(9) Mais les passants n'étaient pas les seuls
Mais les passants n’étaient pas les seuls intrigués. Ce jeudi était veille du jour où le gardien, qui s’était absenté pour aller voir sa vieille mère en Picardie, revenait à son poste. Descendant du train il ne put s’empêcher de faire un détour par le parc avant de rentrer chez lui. Cet hectare de verdure au cœur de la ville c’était son univers. Depuis 15 ans déjà il y faisait régner l’ordre. Il jouait à merveille le gardien bourru et grincheux, lui qui toute sa vie d’avant avait fait rire des légions d’enfants dans le cirque dans lequel il était clown. Mais le cirque avait fermé, alors il était devenu gardien.
L’entrée du parc était encore à une centaine de mètres quand son instinct fut alerté. La rue qui longeait son domaine était bizarrement silencieuse. Non qu’il n’y eut pas de voiture, mais elles roulaient … sans faire de bruit. Il eut peur un instant d’avoir perdu l’ouïe et maugréa contre la vieillesse qui emportait ses forces. Mais, soudain, il entendit la voix. Elle semblait venir du parc. Que se passait-il ? Qui avait décidé sans le prévenir d’y organiser une manifestation ? Il se précipita à l’intérieur, au comble de l’énervement. Si « on » avait l’intention de passer outre son avis, « on » verrait bien de quel bois il se chauffe.
Décidemment c’était le monde à l’envers, il regarda sa montre, 17h30, mais pourquoi son parc était-il vide ?
01:02 Publié dans La voix | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gardien de parc
16.04.2009
l'attente
de nouveau l'attente nausée, le compte à rebours, les jours à l'envers
et l'énergie dépensée à ne pas y penser
de nouveau la peur qui s'insinue
et la douceur qui l'allège parfois sans la dissoudre
combien de temps avant la paix ?
22:29 Publié dans Mot d'ire et de peur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.04.2009
(8) Un peu avant 17h, le 4ème jour
Un peu avant 17h, le 4ème jour, on put voir des quatre coins du parc une foule souriante et silencieuse converger vers la pièce d’eau. Les enfants, traînants parents et nounous, les musiciens ,chargés de leurs instruments, les joggers, qui avaient été rejoint pas deux jolis joggeuses, les mamies et tout leur club de bridge, Elise, Léon et Pierre et une foule ailée où se mélaient aux pigeons et aux moineaux du départ, quelques merles et un perroquet échappé de sa cage. Le chat, lui, était là depuis le matin. Après la maraude de la nuit dans les poubelles du quartier, il s’était endormi en boule sur le fauteuil rêvant d’une jupe fleurie.
A l’heure dite, la voix arriva. Elle ne manifesta aucun étonnement à la vue de ses auditeurs rassemblés. Elle sourit aux uns et aux autres et se dirigea vers son fauteuil gardé par le chat au centre de l’assemblée.
Elle s’assit ouvrit son livre, et la foule se mit à vibrer.
Le silence s’étendit, jusqu’aux confins du parc.
Quelques passants qui longeaient la grille extérieure en furent étonnés. Il était étrange ce parc, il y régnait un étonnant silence. Enfin pas tout à fait, on entendait une voix limpide et claire.
Les plus pressés d’entre eux, se contentèrent d’hausser les épaules et de poursuivre leur chemin. Mais plusieurs obliquèrent vers la grille d’entrée, pénétrant parfois pour la première fois dans ce parc qu’ils contournaient chaque jour.
Le parc semblait désert, en avançant plus loin vers son centre guidés par la voix, il tombèrent sur une foule bigarrée et recueillie et trouvèrent à s’assoir sur le talus qui entourait la placette.
12:00 Publié dans La voix | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.04.2009
regard
Elle le regardait en souriant,
et ses yeux reflétaient l'incrédulité et le ravissement
22:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.04.2009
(7) le lendemain quand elle arriva
Le lendemain, quand elle s'intalla, il y avait déjà foule. Tous étaient arrivés un peu avant 17h, ils s’étaient salués, comme de vieux amis. Les moineaux frottant le bec des pigeons, les joggers serrant la pince des grands-mères, les musiciens souriant à Elise et Léon et Pierre caressant le chat. Puis ils avaient repris la place qu'ils occupaient la veille.
C’était le jour des enfants au parc, ils avaient passé la journée à courir et à crier. Les papas, les mamans et les nounous s’étaient entassés sur les bancs autour du bac à sable.
Quand, à 17h, au moment où ils rangeaient les gouters, l’histoire commença, le silence se fit. Plus de cris de guerre, de rires ou de pleurs. Les enfants étaient soudain devenus muets. Les adultes s’en étonnèrent, se regardèrent et … entendirent la voix. Alors ils suivirent les enfants qui, comme un seul homme, se dirigeaient vers le centre du parc.
Autour de la pièce d’eau, ils vinrent grossir l’assemblée, s’asseyant sur les pelouses ou à même les graviers.
Le chat leva un moment la tête, mais un seul regard ne suffisait déjà plus à compter les présents, il se roula de nouveau en boule, décidemment elle sentait vraiment bon cette voix.
08:56 Publié dans La voix | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.04.2009
(6) Le deuxième jour (suite)
Le plus vieux des deux, qui était contrebassiste et fin d’oreille, repris « non non, écoutes bien, il y a quelqu’un qui parle. D’où cela peut il venir ? »
Les deux joogers se dirigèrent alors vers l’origine de la voix comme on remonte un fleuve. Ils furent étonnés de ne pas en trouver la source à proximité. Tout cela était étrange, le volume de cette voix ne se modifiait pas à mesure qu’ils avançaient vers elle. Lorsqu’ils arrivent à proximité de la pièce d’eau ils virent la petite communauté déjà installée. Oubliant les kilomètres à parcourir ils allèrent s’assoir à côté des deux vieilles dames.
Peu de temps après ils furent rejoint par l’harmonie municipale au complet. On était mardi et le mardi il y avait concert au Square, à 19h. Ils étaient arrivés bardés d’instruments et vêtus d’uniformes bleus à passementerie rouge. Ils s’installèrent silencieusement sur les fauteuils restant et tout autour du bassin.
La voix continua l’histoire pour vingt cinq pigeons, trois douzaines de moineaux, un chat, deux enfants, une nounou comptable mais apprenti archéologue, deux petites vieilles, deux joggers aux baskets fluo et quinze musiciens.
Puis, à 18h, elle referma son livre, déposa le chat à ses pieds, sourit à l’assemblée et s’en alla.
17:12 Publié dans La voix | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.04.2009
(5) le deuxième jour,
Le deuxième jour quand la voix arriva, les pigeons étaient déjà là. Ils avaient été rejoints par les moineaux du parc qui, la veille, s’étaient nichés sans se faire voir dans les fourrés.
A côté du fauteuil où elle s’était installée la veille, le chat, immobile, patientait.
Sur le bord du bassin Léon, Pierre et Elise étaient assis silencieux.
La voix arriva et s'assit sur le fauteuil, le chat lui sauta sur les genoux, elle ouvrit son livre et commença à lire.
Immédiatement le silence se déploya comme pour mieux porter l’histoire qui se poursuivait.
Deux petites vieilles approchèrent. Elles venaient tous les jours nourrir les chats, en faisant bien attention de ne pas se faire attraper par le gardien qui avait décrété que c’était formellement interdit. Elles entendirent la voix et, à petits pas, se dirigèrent vers les fauteuils inoccupés. Le chat leva un petit peu la tête en signe de reconnaissance, puis retourna à son ronronnement.
Non loin de là, deux joggers faisaient crisser le gravier du chemin extérieur. Quelque chose les amena soudain à s’arrêter. Ils ne surent pas tout de suite ce que c’était. Mais il flottait une étrange atmosphère. Ils se regardèrent, tous les deux intrigués. « tu as entendu ? » fit le premier au second qui lui répondit « oui, on entend rien ».
20:37 Publié dans La voix | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.04.2009
que du bonheur !
19:57 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note








