30.03.2009

Je te dirai

Tu m'emmèneras et
Je te montrerai cette ville
Où, pour le deuxième fois
Je suis née.

Tu comprendras pourquoi je l'aime
Sa lumière
Ses grues, ses maisons serrées sur le quai
Je te raconterai comment elle m'a transformée

Je te parlerai mots après mots
Tout doucement
Assis sur les galets

Je te dirai qu'il me fait peur d'aimer
mais comme il m'est doux de l'imaginer

Et nous ferons l'amour
Aux flancs des phares vert et rouge
Jusqu'à ce que le jour fasse sortir les voiliers

Des fleurs

Merci Marie-Hélène de ces fleurs "pour elle et pour moi"

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29.03.2009

Conditionnel passé

L'histoire est terminée,

Plus rien ne sera fait ou défait,

 Je t'ai pourtant tellement aimé,

Repos

Une presque béatification.

L’homme à la robe blanche

Encense sa mémoire.

 

Et moi qui sais le grand écart et le silence,

J'écoute,

Et je pleure,

 

 

 

Qu’elle repose pour que l’on s’apaise, qu'elle repose pour que l'on s'apaise, qu'elle repose pour que l'on s'apaise, qu'elle repose pour que l'on s'apaise, qu'elle repose pour que l'on s'apaise, qu'elle repose pour que l'on s'apaise, qu'elle repose pour que l'on s'apaise, qu'elle repose pour que l'on s'apaise,

Des fleurs

Une rose et une branche de mimosa ici pour un passage,

Des monceaux de fleurs là-bas et des roses une à une jetées pour adoucir son voyage

D’autres fleurs pour un printemps fragile encore et la chaleur d’un sourire,

Tous leurs parfums se mêlent

24.03.2009

l'ancou

L'ancou l'a emportée ce matin

J'espère qu'elle lui a donné le repos

18.03.2009

Facétieux

Parfois le printemps est facétieux, on l'attend, on se demande quand il viendra, on monte des stratégies, on finit par se demander si, tout compte fait, l’hiver ne durera pas quatre saisons, on pense, on pense ... et puis un matin il est là sans s'être annoncé, et il se marre, et nous on sourit émerveillé...

Printemps...

Soleil, dehors, dedans... le printemps..

11.03.2009

rire

Pourquoi ris-tu autant ?

Mais c’est de toi dont je ris !

Est-ce si risible ?

Oh oui ! Ton cœur de dix-sept ans, tes énervements, tes emballements. Tu te trompes de monde !

Tu ne dis rien ?

Non, j’aurais trop peur de finir par te croire…

10.03.2009

patience...

La patience mère de toutes les vertus

Celle qui, avec la longueur du temps

Fait plus que force et que rage.

Le temps qu’il faut laisser au temps

Le diable que l’on ne doit pas tenter

La nature qui se venge si on la force

Le tout qui vient à point si on sait l’attendre

 

Venez, Venez !

Posez vous là vous tous,

J’ai un projet pour vous

Une belle impatience à convaincre

Allez !

Je vous offre de  quoi prouver vos dires

Pas une petite agitation passagère

Non, un vrai bruit de fond

Ancré et tenace,

 

Quoi ? Vous hésitez ?

Trop difficile pour vous ?

Ou alors ne seriez-vous là

Que pour rire au bord du chemin ?

Allez, vous n’aurez jamais meilleur sujet

Pour vous tester

Un peu de courage que diable !

 

Le diable ? Ah oui !

Celui dont la plus belle ruse est de vous persuader qu’il n’existe pas, disait Baudelaire,

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