30.01.2009
aspiration..
Ensevelissement de la fatigue, l’extérieur assourdi,
Le corps se projette vers des espaces de repos, ce fauteuil, là, comme il serait bon de s’y appesantir...
Les yeux, brillants de ne pas s’être assez clôt, troublent la vision des choses, comme dans l'ivresse,
La caféine se fait tréteaux et étaies, elle dresse par habitude ce qui n’aspire qu’au relâchement.
Juste là sur le bureau, poser les bras, la joue sur la main, fermer les yeux, une poignée de secondes, dans l’aspiration du sommeil, basculer dans le rêve...
12:37 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fatigue, sommeil, rêve
Dans Paris
Dans Paris que j'aime, il y a des gens que j'aime
un compagnon de route, une jumelle tardive, une grande sœur d'adoption, un ami qui n'aime pas les non-dits, un ange patient et puis quelques autres, pas trop nombreux, pour pouvoir les bien aimer,
Dans le reste du monde que j'aime, il y a des gens que j'aime aussi,
une fée, un honorable, une elfe et quelques autres du monde et de l'arrière monde, ils sont un peu moins nombreux, ça demande du temps d'aimer de loin,
Tout contre moi, il y a des petits loups que j’aime, ils sont juste trois et c’est bien comme ça
Et, dans le monde et Paris que j’aime, il y aura quelqu’un à qui je trouverai doux de parler de ceux là qui font la vie belle.
12:16 Publié dans Mots bleu | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, amitié, elfe, fée, jumelle, ange
26.01.2009
7h Saint Lazarre
Le flux des franciliens romp celui des grandes lignes rassemblé devant le panneau d’affichage. Cette fois c’est le dernier cours. Ce soir la page sera tournée. Des camarades de train se retrouvent. Le trajet régulier les a fait amis, ils ne se pressent pas. Je me sens déjà partie, pourtant je sais qu’ils me manqueront. Elle est jolie, elle a gardé, du baiser échangé, le sourire aux anges. Je les ai vus devant la gare, il lui a pris le visage dans les mains et très doucement l’a embrassé. Comme il aurait été doux de t’aimer ainsi. Je retrouve ma place. Le cours à préparer, comme à chaque fois. Pour le dernier, je leur donnerai en vrac tout ce que je sais. De jours en jours, laisser derrière moi les traces, s’alléger.
18:01 Publié dans Mots des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : train, université, 7h
24.01.2009
La confiture de mûres
L’été se prolongeait, c’était la plus belle des saisons, quand les beaux jours repoussaient encore l’automne.
C’était aussi une saison d’odeurs et de saveurs, celle de la confiture de mûres dont l’Honorable avait le secret et qui lui avait apporté nombre d’amitiés indéfectibles. Parmi celles-ci, il y avait la Diseuse, la très vieille dame qui avait deux passions exclusives, les mots et les confitures.
Voilà une semaine que le soleil chauffait le coteau, il était temps d’engager la cueillette des mûres, elles seraient assurément gorgées de sucre.
L’Honorable prit deux paniers et s’engagea sur le chemin derrière sa maison.
Il tenait secret, comme tout bon chasseur de trésor, le lieu de sa cueillette. Ayant marché une demi heure, il parvient enfin au roncier et commença immédiatement à emplir son panier. Il travaillait avec rigueur, vidant l’une après l’autre, chaque ronce de ses pépites qui bientôt fondraient dans le chaudron de cuivre. Justement une de ces branches hérissées de piquants avait produit ses fruits à l’abri, pensait-elle, des maraudeurs au sommet du roncier. L’Honorable se hissa sur la pointe des pieds, ces mûres il les aurait !
Au moment précis où il était enfin parvenu d’une main à attraper la ronce par une de ses feuilles et de l’autre à saisir la plus belle et la plus grosse de toutes les mûres un « Bonjour Honorable ! » faillit le faire basculer en avant.
Feu Follet ! Décidément, celui-là arrivait toujours sans prévenir.
Retirant sa main précipitamment, il laissa un tribut au roncier qui lui infligea une estafilade sanglante pour s’être ainsi permis de rompre sa ligne de défense.
Feu Follet prit un faux air coupable, ces yeux riaient du bon tour joué à son vieil ami désavouant sa moue de compassion pour la blessure.
L’Honorable sorti son mouchoir à carreaux et tapota les gouttelettes vermeilles, premières cicatrices du combat du jour.
– Bonjour Feu Follet, que viens-tu faire par ici ?
Feu Follet à son habitude ignora sa question et le questionna à son tour :
– Que fais-tu là Honorable ?
– Mais je cueille des mûres, ne le vois-tu pas ?
Feu Follet fronça un peu les sourcils comme s’il cherchait à se souvenir.
– Ensuite je ferais des confitures, ajouta l’Honorable en montrant à son jeune ami son premier panier déjà bien rempli.
Feu Follet plongea sa main et ressorti une mûre qu’il porta à sa bouche.
– Hum c’est délicieux !
– Oui Feu Follet, c’est un des plus savoureux cadeaux que la nature nous offre.
– Je veux t’aider Honorable, que dois-je faire ? »
– Et bien, tu n’as qu’à prendre ce panier et faire comme moi, le remplir de mures.
L’Honorable laissa son regard sur Feu Follet qui s’approchait du panier. Ses questions l’étonnaient, comment était-il possible qu’il ne connaisse pas les mûres ? Il avait semblé en reconnaître le goût, mais il ignorait manifestement que l’on puisse en faire des confitures. Chassant ses sempiternelles questions, il revint au travail du jour.
– Tu peux commencer par là, sur la gauche, je continuerai de mon côté.
Feu follet replia ses ailes avec soin, pris le panier, fis deux pas vers la gauche et s’accroupit devant le murier. Sous les yeux de l’Honorable qui le regardait de côté, il engagea sa main entre les ronces et attrapa délicatement une mûre noire et rebondie. Il l’approcha de sa bouche et … l’engouffra. L’Honorable éclata de rire.
– Feu Follet ! C’est dans le panier que tu dois la mettre !
Feu Follet le regarda d’un air faussement penaud tout en savourant la mûre juteuse
– Oui, oui, la prochaine, promis.
Puis il se retourna vers le murier.
Repris par sa tache, l’Honorable cessa alors de surveiller son jeune ami. Quelques temps plus tard, comme son panier commençait à peser, il se redressa et regarda dans sa direction. Feu Follet lui tournait le dos, penché en avant, en équilibre sur un pied, essayant d’attraper au cœur du roncier les mûres juteuses.
Feu Follet plusieurs fois engagea puis retira sa main des épines, puis il la glissa de nouveau dans l’entrelacs de ronces pour enfin attraper la mûre convoitée. Et, il l’approcha de son visage que ne voyait pas l’Honorable, et… la goba
– Feu follet !
Celui-ci sursauta manquant de perdre l’équilibre. Il se tourna vers l’Honorable. Son visage était traversé d’un sourire gourmand et espiègle, et … entièrement barbouillé de jus de mûres.
Il s’approcha de l’Honorable,
– Mais j’en ai cueilli, regarde !
Et il montra fièrement son panier que tapissait une fine couche de mûres.
L’Honorable sourit
– Allez, Feu Follet, nous allons ensemble finir de remplir ce panier et vite rentrer pour attaquer les confitures.
Ils se remirent tous deux au travail. Feu follet fredonnait d’un air joyeux. L’Honorable ne l’avait jamais entendu ainsi chanter. Il avait une voix légère et cristalline. Mais il ne reconnu pas l’air ni ne compris le sens des paroles. Cette langue lui était étrangère. Chantante, musicale, ce qui s’en approchait le plus était l’italien, ou peut-être même le latin.
Conjuguant leurs forces ils ne laissaient plus rien au roncier, Feu Follet voletant parfois pour attraper les mûres perchées le plus haut. En une heure ils eurent empli les deux paniers à ras bord. Puis ils prirent le chemin du retour.
A suivre
20:35 Publié dans Feu Follet et l'Honorable | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ronces, mûre, confiture
20.01.2009
immortels
Une autre saison encore
Dans la maison béton entre les maisons de bétons
Le même silence qui succède au silence
La vie est ailleurs
Dans le bruissement de la ville
Dans le souffle des champs
Ici les gens sont immortels
Ils entassent
Le petit jardin est resté détrempé par la neige
Une vie repliée, soustraite de l’extérieur rejeté
Projetée dans l’attente d’un ailleurs
09:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : béton, vie, maison, ville, champs
16.01.2009
nuits...
Mauves et fauves
sont les couleurs de la nuit
pour les corps réunis
09:24 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amant, fauve, mauve, nuit
14.01.2009
L'orage,
Il faisait chaud et moite, l’Honorable commençait à regretter de s’être engagé si loin de chez lui. Il était parti juste après midi et avait suivi quelques sentes sur le coteau. Plongé dans ses pensées, il avait parcouru plusieurs lieues sans en prendre conscience. L’après-midi était déjà très entamée et l’air s’appesantissait de plus en plus. Ses pas l’avaient conduit dans un endroit presque inconnu de lui. Il savait qu’en redescendant vers la vallée, il retrouverait la rivière et son chemin, mais il se sentait las et l’air de plus en plus lourd ralentissait son pas et son esprit. Il continua donc sur le chemin qui s’ouvrait devant lui. C’était terre de rocaille sur ce versant. L’herbe sèche ajoutait à l’impression d’étouffement. Il flottait comme une odeur de suie. Derrière le coteau, le ciel était en train de changer. Des nuages s’amoncelaient, mus par un vent d’altitude qui n’atteignait pas le sol.
Il sentit que l’orage s’approchait et qu’il n’aurait pas le temps de trouver un abri. Il hâta un peu le pas, espérant voir le chemin obliquer vers la vallée. Au sortir d’un tournant de la pente, il distingua sur l’autre flanc ce qui lui sembla être une chapelle en ruine.
Le ciel s’obscurcissait de minute en minute. Pourtant, l’air restait encore immobile, retenant son souffle. Malgré sa crainte de se faire surprendre à découvert sur le coteau l’Honorable était saisi par la beauté sauvage de la scène.
Il avançait, se guidant sur la chapelle qui se cachait et se révélait à lui de val en mont. Le chemin de moins en moins bien tracé serpentait entre des rochers, descendant et montant à flanc de coteau, plongeant dans un repli puis s’accrochant de nouveau à la pente.
Au sortir d’une de ces combes, il fut stupéfait de tomber sur Feu Follet, qui semblait l’attendre au milieu du chemin. Que faisait-il là si loin de… Si loin d’où d’ailleurs ? L’Honorable s’arrêta, il ne savait pas où vivait Feu Follet, c’était toujours lui qui venait à sa rencontre. Sauf quand il le surprenait comme aujourd’hui. Mais était-ce par hasard ? L’honorable se promit d’y revenir plus tard, le temps n’était pas à la réflexion.
Feu Follet s’adressa à l’Honorable d’une voix calme et assurée : « La foudre va tomber bientôt ». L’Honorable su immédiatement que ces mots ne pouvaient être mis en doute. Feu Follet ajouta : « Vite il faut se presser de redescendre ».
Redescendre ? L’Honorable se dit que son jeune ami oubliait ses vieilles jambes. Il répondit à Feu Follet : « Je me dirigeais vers cette chapelle, là-bas de l’autre côté du versant ».
L’Honorable remarqua la légère tension qui s’afficha sur le visage de Feu Follet, puis il vit son regard s’abaisser sur sa canne. En d’autres temps, il se serait assis, et ils auraient parlé. Mais le tonnerre allait se déchaîner, il en était sûr et le flanc dénudé du coteau ne les protègerait pas.
Feu Follet, s’écarta, « Oui allons-y, très vite maintenant ». Sa voix s’était tendue.
L’Honorable repris donc le chemin. L’air semblait s’être encore épaissi. Lors des quelques minutes qu’avait duré l’échange avec Feu Follet, le ciel s’était presqu’entièrement obscurci. Il régnait une lumière de fin du monde, rasante, venant d’on ne sait où. Du plus vite qu’il pu, il se dirigea vers la chapelle, qu’il voyait maintenant de plus en plus distinctement. C’était un bâtiment modeste entouré de buis.
Il sentait Feu Follet sur ses talons. Lui qui habituellement, dans leurs pérégrinations, voletait autour de lui, se contentait de le suivre et de le presser. « Vite, vite, il faut faire vite. »
L’air retint son souffle et un éclair zébra le ciel immédiatement suivi par un roulement qui rebondit en écho dans le massif.
En l’espace d’une seconde, le temps bascula. L’air immobile se chargea de vent et la pluie tomba brutalement comme si elle avait attendu les trois coups pour entrer en scène.
Oubliant son âge et sa fatigue, l’Honorable se mit à courir vers la chapelle, pressé par Feu Follet : « Cours, cours, plus vite ! »
Autour d’eux les éléments se déchainaient, un craquement déchira le ciel et la foudre tomba de nouveau sur le coteau.
L’Honorable parcouru les derniers mètres à bout de souffle et arriva devant la chapelle. Il saisit la poignée de la porte et jura. « Fermée ! ». La pluie s’abattait maintenant en trombe sur eux. Il se retourna et aperçut Feu Follet qui contournait la chapelle. Il voulu le suivre, mais Feu Follet lui cria « Attends-moi ! ». Il se colla contre la porte et regarda autour de lui, il faisait sombre, le vent tourbillonnait chargé de pluie. Un arc de lumière fusa des nuages et rejoignit le sol au creux de la combe où ils se trouvaient encore il y a quelques minutes. Mais déjà Feu Follet était de retour. Il tendit à l’Honorable une grande clef, ce dernier s’en saisit, ouvrit la porte et s’engouffra dans la chapelle.
Celle-ci était vide, sombre, éclairée juste par la fulgurance de la foudre qui venait à nouveau de tomber. Les éclairs succédaient aux roulements de tonnerre, jamais l’Honorable n’avait vu pareil orage. Il frissonna, la température moite de l’après-midi s’était abaissée brutalement et trempé comme il était, il en ressentait plus encore la différence.
Il se retourna vers la porte. Feu Follet lui tournait le dos, il faisait face au déchaînement sur le seuil de la porte restée ouverte. Des vagues d’eau s’engouffraient à l’intérieur portées par le vent. Un autre claquement fit vibrer la pierre, l’orage était au-dessus d’eux.
Il cria pour couvrir le grondement : «Feu Follet entre ! Ferme cette porte ! » Feu Follet se retourna comme à regret, il était trempé de pluie, il s’immobilisa.
Profitant du silence partiellement revenu entre deux coups de tonnerre, l’Honorable repris tout doucement « Je t’en prie Feu Follet, fermons cette porte, viens à l’abri ». Il joignit le geste à la parole et arc-boutés tous les deux contre le vent, ils repoussèrent les vantaux de la porte et firent jouer la serrure.
L’Honorable regarda de nouveau autour de lui. La chapelle était vide de tous bancs ou objets pieux. Un éclair lui permit de voir les traces que les crucifix et ex-voto avaient laissée sur les murs.
Le sol était fait de dalles grossières. Sur un des côtés, un tas de paille, d’où venait-elle ? Il s’approcha, elle semblait sèche. Il ôta sa veste trempée et s’assit, épuisé, le dos contre le mur.
Il regarda Feu Follet, il était appuyé contre la porte et semblait grelotter de froid, l’air absent.
« Viens Feu Follet, l’orage va durer, viens t’asseoir et te sécher un peu »
Un nouvel éclair vint éclairer la scène accompagné d’un craquement tellement proche qu’il semblait qu’il était tombé devant la porte même.
Le trait e lumière pénétrant la chapelle, l’Honorable leva les yeux vers le plafond et aperçut des vitraux. Mariant le bleu profond et le rouge, ponctués de vert et de jaune, ils étaient superbes dans la lumière de l’orage. Ce n’étaient pas, et de loin, des vitraux pour une petite chapelle isolée. Ils n’auraient pas dépareillés dans les lieux les plus orgueilleux de la foi. Il fut soufflé de les trouver là.
Feu Follet s’était approché et assit à ses côtés. L’Honorable le regarda, il était un peu misérable, trempé, grelotant, la mine fatiguée.
Il eut honte d’un coup de s’être plus intéressé aux vitraux qu’à son ami.
« Rapproche-toi, tu es transi de froid »
Feu follet s’approcha un peu et entoura ses jambes de ses bras, il se balançait légèrement.
L’orage continuait à tonner à l’extérieur, interdisant la conversation.
L’Honorable renversa sa tête contre le mur, de nouveau saisi par la lueur des vitraux.
Il se tourna légèrement vers Feu Follet. Les yeux mi-clos, il semblait absent au brouhaha ambiant.
En réalité, bien des choses étaient étranges. Feu Follet qui l’attendait sur le chemin, sa grimace quand il avait parlé de la chapelle, la clef qu’il avait été cherché on ne sait où. Et puis cette chapelle, dont il n’avait jamais entendu parler, qui semblait plantée là, loin de tout, modeste édifice qui recelait pourtant des vitraux magnifiques.
Encore une fois, l’Honorable se demanda qui était ce petit être qui était entré un jour dans sa vie et qui, il devait bien se l’avouer, lui était devenu essentiel. Ce Feu Follet qui, il en était sur, venait de lui sauver la vie.
Mille questions lui venaient, mais justement elles étaient bien trop nombreuses pour qu’il osa les poser. Alors il fit la seule chose qu’il avait à faire, tremblant de son geste, il se rapprocha un peu de Feu Follet et ouvrit son bras. «Viens te réchauffer Feu Follet ».
Sans un regard, Feu Follet, se glissa un peu vers lui et posa la tête sur son bras, levant lui aussi les yeux vers la voute de la chapelle que les éclairs éclairaient par intermittence.
L’orage dura longtemps, l’Honorable senti Feu Follet progressivement se détendre, cesser de greloter. Puis sa tête se fit un peu plus lourde sur son bras et bascula légèrement dans le creux de son épaule. Il s’était endormi, dans le fracas du tonnerre qui ne semblait pas l’atteindre.
Et puis les éléments doucement s’apaisèrent, mais l’Honorable se garda bien de réveiller Feu Follet. Il laissa, dans la lumière revenue, ses pensées reprendre leur cours, il n’avait que des questions, mais il était sur de ne pas vouloir avoir toutes les réponses. Feu Follet était un miracle et on ne pose pas de questions aux miracles.
19:44 Publié dans Feu Follet et l'Honorable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : feu follet, l'honorable
06.01.2009
L'ancou, encore
Un temps elle a semblé se satisfaire d’un autre
Mais son appétit est sans mesure
Elle attend
Déjà ils pallient plus qu’ils ne luttent,
Comme ces sportifs qui, sentant le match perdu,
Se concentrent sur le prochain
Elle, elle attend
Elle pousse des petites bulles d’embolie,
Comme à la roulette
Elle est patiente,
Elle connaît l'heure.
20:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ancou
04.01.2009
Enigme
Paris 10ème, dimanche 13h50, il fait froid, les rues sont presque désertes. Les coiffeurs et les ongleurs ont fermé leurs volets. C’est le seul moment de la semaine où l’activité incessante semble se reposer.
A mi chemin de la rue du Château d’Eau j’entends des cris. Quelques pas de plus et le Boulevard de Strasbourg. Juste à l’angle il y a une station de métro et une scène étrange. C’est la deuxième fois que j’y assiste. Sans mieux la comprendre.
Accoudés aux barrières qui entourent la sortie de la station cinq hommes, jeunes, noirs. Ils sont penchés par-dessus cette balustrade qui surplombe l’escalier. Et ils crient, des mots que je ne comprends pas, une harangue.
J’avais assisté à cette même scène il y a quelques semaines, sans comprendre. Qui appellent-ils ?
Je jette un coup d’œil rapide en passant. Il n’y a personne dans l’escalier !
Et pourtant, ils sont là tous les cinq, penchés et criant comme s’ils encourageaient un sportif en fin de course.
Je traverse le boulevard et me retourne. Qui attendent-ils ?
L’escalier dégorge un flot de voyageurs sous les cris de ces cinq étranges supporters. Aucun ne s’arrête. Et les hommes continuent à crier.
.
Je ne comprends pas. Quel est ce jeu ? Ce n’est pas le fruit d’un délire passager d’une bande d’amis, ils étaient là exactement dans la même position, prononçant les mêmes étranges appels incompréhensibles pour moi, il y a quelques semaines. Je me souviens c’était aussi un dimanche après midi.
Je remonte le boulevard, entendant s’éloigner leurs appels.
Une heure après je repasse en voiture, ils sont toujours là, mais ne sont plus que trois. Ils continuent leur harangue. C’est un jeu, un rite, un pari juste destiné à ce que des passants comme moi repartent avec à l’esprit une énigme ?
.
Assurément je les guetterai un prochain dimanche.
.
Si d'aventure une explication vous vient je vous en prie, aidez moi ...
22:53 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : harangue, paris 10ème, métro, chateau d'eau, supporters
...
Ma peur fuyait avec moi,
09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peur, fuite








