24.11.2008

Molécules

J’ai laissé le filtre

Celui qui pastelisait les tons

Et arrondissait les angles

 

Les couleurs redeviennent criardes

Les saillances me heurtent de nouveau

L’engluement me reprend

 

Dois-je regretter le temps de l’atiédissement ?

Saurais-je affronter les aigus et les graves ?

 

Le doute me prend

 

22.11.2008

l'ancou

De nouveau elle rode,

Et de nouveau je ne sais que faire,

 

doux et bancal

Parfois l’amour vient, on ne l’avait pas prévu et il n’est pas du tout ce que l’on imaginait.

On était sure de soi, la prochaine fois il serait comme ci, et surtout pas comme ça, une femme avertie, c’est sur, en vaut bien deux … cette fois ci pas de doute, tout serait parfait, on s’était dessiné le parfait profil de celui qui, …

et puis … patatras, pirouette et pied de nez, la vie qui se marre « ainsi tu croyais me maîtriser ? », pliée en deux qu’elle est la vie, elle nous regarde en coin « je t’ai bien eu ! »

« et maintenant tu fais quoi ? »

Alors on peste un peu, on se fait le coup du Calimero « c’est vraiment trop injuste ! » mais comme la vie nous regarde on se sent ridicule, et puis on se dit qu’on était bien prétentieux, et on rit à notre tour de nos prétentions et on se sent humble et l’humilité nous fait du bien…

Alors puisque la vie est ainsi, on essaye de faire avec cet amour biscornu, cet amour pas comme on l’avait prévu, pas calibré comme il faudrait qu’il soit, mais si doux…

parfois on se dit encore qu’il serait bien plus raisonnable d’être raisonnable, mais on ne sait même plus trop comment il faut faire, alors on la laisse faire cette vie facétieuse, on se dit qu’on verra bien plus tard et puis que serait pas humain de résister et que tout compte fait on est juste humaine et alors on le laisse faire cet amour bancal et si puissant et il nous envahit et plus il nous envahit et plus c’est doux

 

 

 

20.11.2008

présence

19h40,

je remonte un torrent de voyageurs déroutés

le flot se fend et se reforme derrière moi

.

Tu ne m’as pas quitté,

12.11.2008

Forteresse

IMG_2578.jpgJ'habitais aux flancs,

d'une forteresse

lâcheté ?

Est-ce lâcheté

cette envie parfois démesurée

de leur épargner

ce que l'on est ?

09.11.2008

il n'y a qu'un seul amour

un seul amour disaient-ils

une seule étoile

un seul élan

qui rend présents au coeur

les morts et les vivants

08.11.2008

l'ânesse

C’est joli une ânesse

Ça a de grands yeux bruns doux et un peu tristes

sous des longs cils.

Des grandes oreilles tour de contrôle.

Un nez tout doux et des lèvres mobiles

qui savent prendre du chardon, juste

la fleur sucrée sans jamais se blesser.

C’est très poli une ânesse.

Ça ne braie qu’en cas d’absolue nécessité.

Sinon c’est tout silencieux

sur ses sabots délicats.

Mais c’est gourmand une ânesse

ça aime le son plus que de raison.

Alors de temps à temps

ça fait l’ânesse

et ça réclame du son, du son, du son !

 

Précieuses

Et parce qu'elles avaient fait chair

nos chairs ne nous appartenaient plus tout à fait

Elles devenaient précieuses

.

 

Avions-nous plus belles larmes à partager ? Leur émotion m'étreint encore.

silence

Et il me suffit de faire silence

pour t'entendre

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