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05.07.2008

lascive

Tu l'enserres de tes mots

Flagellant sa peau,

Qu’elle a douce et avide

et rebelle et soumise.

.

Tu contrôles la courbure

L’irrépressible cambrure

Lui refusant l’effleurement

Que son arrondi appelle

.

En corolle elle s’ouvre

Et tremble et palpite

Tu la maintiens encore

Au pouvoir de ta voix

. 

Tu attends son appel

Sa supplique et ses pleurs

Sa beauté voluptueuse

Son impudeur acquise

. 

Tu exiges et patientes

Que son incandescence

Brûle son regard et son corps

D'un noir d'indécence

. 

Alors seulement, tu la corromps et la plies

Et la romps et la broies 

Abandonnée et lascive

 

Argile à ta main docile

 

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