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17.06.2008

la dune,

Sur la dune il y avait des herbes, elles poussaient dans le sable, sèches et rudes et des chardons, qui dessinaient des chemins étroits hors desquels il ne fallait pas s'aventurer.

La dune faisait frontière entre le territoire des pins et celui de l'océan. Les vents la balayaient, soulevant des épines de sable.

Parfois les tempêtes d'hiver la faisait céder en avalanches, les mêmes la reconstituaient.

D'années en années les traces incongrues des conflits s'ensevelissaient comme des morceaux de sucre posés sur de la crème. Il me semblait qu'elles se dissolvaient dans le sable en une lente amnésie.

Quelques baraquements achevaient de se disloquer dans les derniers assaults des vagues, ils seraient bien vite reconstruits à la saison douce.

L'océan jamais ne se calmait, il prélevait chaque été son quota de vacanciers assuré d'être pardonné.

Nulle habitation ne venait affronter le rivage elles se terraient derrière les pins.

L'hiver avait un goût de vieux western avec ses villes minières abandonnées, le filon épuisé.

J'aimais me sentir maîtresse des lieux, rodant entre les villas closes pénétrant parfois dans les jardins secs pour m'assoir sur un perron, chercher les traces de vies lointaines et me souvenir à l'été de mes dialogues muets.

C'était des temps de saisons.

Commentaires

"Le rêve de l'homme est semblable
Aux illusions de la mer."

PJ TOULET

Ecrit par : aliscan | 20.06.2008

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