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10.05.2008
l'horloge
le silence là où je vis est indéfini
ni campagne ni ville
le chien qui aboit n'est pas un chien de ferme, son aboiement fait écho sur les murs en béton
les oiseaux sont monocordes
les voitures ne font pas de bruit ici, elles roulent doucement
mais les avions passent au dessus à rythme régulier, leur bruit arrive, passe et décroît au loin
il n'y a plus de cris d'enfants, c'est l'heure de la télé
elle est d'ailleurs inaudible, chacun ici respecte son voisin
parfois un bruit indéfini au loin, je ne les connais pas assez pour comprendre ce qu'il signifie,
ils ont mis la rue à sens unique, pour que les jeunes n'y fassent plus de rodéo,
tout va bien,
je n'arrive pas à me figurer leur vie, ici tout le monde se connaît depuis 20 ans,
je voudrais que le mur du jardin monte plus haut, je voudrais cette maison entourée d'eau,
j'entends l'horloge de la cuisine, je ne peux pas vivre, ici,
21:08 Publié dans Mots de ma ville et d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poême, écrits, histoires, poésie, nouvelles






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