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20.04.2008
Landes
Ma mémoire s'effiloche à se souvenir
Les gens et les choses étaient tourmentés
.
Je partais souvent vers la mer
Il suffisait de traverser les bois,
Je suivais les chemins, guidée par le souffle des vagues au loin.
Ils débouchaient sur une dune plateau, où les vents avaient chassé les arbres.
L’océan apparaissait dans son horizon,
Les ciels étaient chargés de gris et de blanc.
Les chemins se faisaient sentes entre les chardons.
Il fallait encore marcher un peu pour apercevoir le rivage.
.
Je m’asseyais alors en haut de la dune,
La plage était immense et vide en ces temps d’hiver et d’automne
L’océan m’appartenait
Je restais là des heures,
A peine abritée par le renflement de la dune
Derrière moi les pins
Et plus loin encore la vie et ses tourments
J’écoutais le vent
Les vagues hypnotiques fluant et refluant,
Le sable était jonché de bois blancs d’avoir flottés,
Je rêvais de fortunes de mer
Je me confondais avec la dune
.
Quand le froid me prenait, je descendais vers l’eau
Faisant naître des avalanches de sable
Je courrais à en perdre haleine
Et m’effondrais à la limite où le sec devient humide
Les vagues de près semblaient plus fortes encore
Je m’allongais sur le lit du rivage
Et je plongeais mes yeux dans le gris et le bleu au dessus
Imaginant l'océan m’emportant
.
Il fallait que la nuit tombe pour me rappeler
Je chassais les grains de sable de mes vêtements
Je remontais la dune
J’embrassais d’un dernier souffle l’immensité
Puis je reprenais sentes et chemins
Les pins s’assombrissaient
Je calais les images dans un coin de mon âme
Provisions pour plus tard
Mon chien approchait sa tête de ma main
Sa liberté aussi finissait,
20:42 Publié dans Des histoires... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poême, amour, sensuel, colère, doux, tendre, mémoire






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