« Neige d'avril | Page d'accueil | joies »

10.04.2008

combat à vie,

le choc s'estompe un peu, je peux recommencer à écrire

tu es vivant, elle pour le moment encore,

étrange parallèlisme

toi je me suis battu contre toi, il y a deux nuits, contre cette bulle que tu voulais t'injecter, mots par mots, te retenir, te tenir éveillé, t'empécher de glisser, ne pas te dire que ta vie est belle, mais que la vie est innatendue, qu'on ne peut se la prendre, que je ne pouvais pas te laisser la dissoudre, puis te perdre, ne plus savoir, pleurer à en vomir de ne pas avoir su te garder en vie, et puis te retrouver des heures plus tard, vivant, sans presque de souvenirs, me sentir épuisée, mais soulagée, te confier à tes proches, et me retirer sur la pointe des pieds, je pouvais me battre contre ta mort, je ne peux me battre avec ta vie,

elle je ne sais rien lui dire, j'aimerai pleurer, mais je suis immobile, ce qui la ronge continue à la ronger, combien de temps tiendra t'elle, comment seront mes pleurs ? ...  

toi le presque qu'inconnu, elle, qui devrait m'être essentielle...

Commentaires

Trop bonne @ coulisses…

Ce mardi je me suis plus enquis de lui que d'elle, ton hell, pardon. À vivre trop fort on accélère à tort et on compte nos remords laissés loin derrière dans cette poussière reflet…
Les fleurs du "mâle" se portent bien ;-), tiendront-elles jusqu'au 1441 ?

On écrit pour en finir avec soi-même mais dans le désir d'être lu, pas moyen d'échapper à cette contradiction.
[Daniel Pennac] - Extrait de Le Dictateur et le hamac.

Ecrit par : Panégyrique | 11.04.2008

Ecrire un commentaire