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31.03.2008

carré

 

Là où j’habite, il y a des cubes, des maisons cubes.

Des jardins carrés et des murs qui délimitent les jardins.

Là où j’habite on a des voitures, que l’on lave le dimanche.

Là où j’habite on coupe les arbres parce que leurs racines

déracinent les murets.

Là où j’habite les voisins sont gentils avec les voisins gentils.

 

Là où j’habite on a des rêves carrés.

 

 je voulais écrire dans un carré, mais les mots ont choisi de s'aligner ainsi?  je n'ai pas osé les contredire

bocages

Sage douceur

Quand plus que le centre, on perçoit les marges

.Arpenteurs pour rêves cadastrés

ici est bonheur, au-delà n’est pas !

Planter des piquets au quatre coins et tirer un fil,

Ici est frontière des espérances,

.Bonheur myopie, réserver son regard

Au-delà est flou

rêve de plaines et d’océans et bonheurs bocage,

 

Clapotis

Du silence mieux que des mots,

 

1259372363.jpg  

 

clapotis de certitudes sur lit de doute,

Le vague et l’indistinct

Ne chercher ni à savoir

ni à comprendre

Cette chaleur est, cette douceur aussi

Cet effleurement de confiance,

Cette incertitude

Ce sont choses à vivre,

photo : didier

29.03.2008

impatience

impatience de vie, élan intérieur, absolu, qu'est ce qui ne peut sortir et pourtant cogne si fort ? 

 peut-il être assagi ? le doit-il ? la paix est-elle dans l'apaisement ou dans le feu joyeux ?

le souffle longtemps étouffé cherche-il à rattraper ces trop longues tièdeurs ?

je ne veux pas la paix tiède, je veux le combat joyeux, la rieuse bataille, les grandes amours,

et si le temps était compté, et si il y avait réellement urgence, et si c'était le vent qui me soufflait "dépêche toi cela ne va pas durer..."

reflux

la vague se retire,

le sable lavé me laisse étrangement sereine

28.03.2008

dormeur

un petit monde endormi1640496462.jpg...

ce que tu es,

1401179773.jpgSe mettre en face de soi, se prendre entre quatre yeux. Se dire voilà, tu sais, tu dois l’accepter Se sentir lutter et ne pas se lâcher...

Arrête de pleurer, arrête de crier, Ce qui n’est pas ne sera pas

S’orpheliniser, renoncer soi, pour que cesse la douleur, rompre. Se prendre avec toute sa raison. Faire appel à toute sa conviction.

Ce qui n’est pas ne sera pas, c’est jamais, ce n’est plus peut-être

Refuser la double peine, se frotter les yeux pour mieux voir

Regarde, regarde bien, ne détourne pas tes yeux, regarde encore. Il n’y a pas d’illusion, ce que tu vois est ce qui est. Sors du rêve, ce qui n’est pas ne sera pas, n’y reviens plus jamais. Non ne lutte pas,

Se prendre en face de soi, s’attraper, se coincer, ne pas se lâcher,

Pleure si tu veux, vomis, mais que ce soit la dernière fois. Seule toi peux renoncer, ne les laisse plus, plus jamais. Je ne te lâcherais pas jusqu’à ce que tu aies renoncé. Si tu recommences je te reprendrai. Ecrase l’illusion, rejette là, Tu sais, tu as toujours su, maintenant tu dois

Tu es faite pour le beau, le vrai, le doux, tu peux donner, tu peux recevoir, Quitte les toi, tu en es capable. Va vers le beau, vers l’aimant, vers l’aimable, Je ne te lâcherais plus, à chaque fois je te dirais. Tu sais, tu n’as pas besoin de plus de preuves

 

 « Deviens ce que tu es » disaient-ils... Je veux la plaie vive, pour qu’elle se ferme

photo : didier

26.03.2008

Pulsation,

2007795061.jpgTapie, palpitante, tu patientes, puis, presque sans prévenir, tu la saisis.

Elle pose son masque transparent pour des échappées fauves que sa mémoire empile sans trier. La fête barbare et joyeuse l’emporte loin, elle et autres.

Le jour la trouve apaisée et dispersée. L’âme disjointe de l’exulté se reprend doucement.

Quand le brut tendra vers le carré, où sera cet éclat ?

passeur

Vous ne savez pas que parfois vous m’intimidez, je m’attache à vous en pointillés, je me soucis de vous, j’aimerai déjà savoir que tout ira bien pour vous... alors je vous dis que j’ai confiance en vous, que je sais, moi, que vous êtes à la hauteur, que je ne suis pas inquiète,

Comme cette année compte pour vous ! Année charnière, vous étiez encore un peu enfant, vous ne le serez plus... Il me semble que je dois adoucir ce passage, que c’est mon seul rôle ici, en vous donnant de ce que je peux, en vous montrant par avance les pièges, en vous apprenant à reconnaître ceux qui vous aideront, en vous donnant foi en vous, Je sais, mes amis me disent que je leur parle de vous de façon trop affective... mais vous me faites l’avancée dans l’âge plus douce, vous m’avez appris à être passeur…

Echappée,

Le paysage défile dans ce printemps à rebours, bocage et belles demeures, la Normandie est cossue et froide par ici,

Rien ne m’y attire…

On partirait loin, la pile des romans de gare en attesterait. On aurait choisi le train pour que cela soit plus lent. On serait arrivé un peu trop tôt. La gare grise aurait un air d’été. Le voyage serait long, on aurait dormi un peu, juste pour se réveiller étonnés d’un ailleurs

On se trouverait beaux et tranquilles… …comme ce couple que je vis un jour dans un autre train, elle était belle d’une cinquantaine sereine, ils lisaient, lui des poèmes, elle un roman, parfois ils se parlaient doucement, il y avait de la grâce, je les avais regardé longuement derrière mon écran, ceux-là étaient heureux, … je crus devoir en être triste, j’en fus éclairée …

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