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23.03.2008

la grille ouverte

Cela avait duré des semaines

Elle béait, désespérément, c’est un peu ridicule une porte-grille qui n’arrive plus à fermer, surtout quand elle fait trois mètres de haut et qu’elle est hérissée de pointes, Nos trésors ouverts aux quatre vents, et nos places de parking colonisées

Pour moi qui ne perçois de tout cela que la mousse, Je sentais l’agitation, Les attroupements au chevet de la malade. On parlait de vice caché, de procès, on haussait le ton et les bras, l’affaire était d’importance, tout le monde s’en mêlait,

Cela dura longtemps, Tous les matins j’arrivais et je la trouvais ouverte, un peu peinée pour elle, malgré mon peu de goût pour les enclos.

Un jour, enfin, je la trouvais refermée. Je la sentais, au début, inquiète quand j’actionnais le bip pour qu’elle ouvre ses bras, je voyais bien qu’elle retenait son souffle, et puis qu’elle se refermait un peu trop vite, de crainte sans doute de ne pouvoir se replier… puis le temps passa, elle oublia son humiliation,

Je ne sus jamais de quel mal elle souffrait ni le remède qu’ils trouvèrent, mais le petit monde était de nouveau bien protégé, Dans la cour on respirait,

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