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23.03.2008
Dans ma cour il y a... des gens
des portraits pour mémoire avant de raconter des histoires .........;
Un sculpteur, on le reconnaît à ses cheveux, une véritable caricature de cheveux de sculpteur...
un peintre sur corps cyclothymique et cyclopédiste à trois roues,
deux boites de casting et leurs visiteurs, aujourd'hui les enfants Danone, demain les filles Babybel...
un organisme de formation, je ne sais pas à quoi il forme, mais parfois les étudiants guettent les filles du casting,
une télé bouddhiste, ils ont toujours un visage illuminé, ils auraient l'air sinistres, me direz vous, cela m’étonnerait...
deux rentiers ...grâce à nous. L’un d'entre eux est une sorte de Johnny aux cheveux jaunes sales, il paraît qu’il est fou je l'ai entendu dire du peintre-sur-elles je crois un jour... il a des motos, et une femme, longue et maigre et désespérée et blonde, je l’imagine russe, il a dû aller la chercher là-bas, elle je ne l'ai jamais entendu prononcer un mot...
une concierge ronde et rouge et ses enfants, il me semble qu'elle avait un mari, je ne le vois plus ces temps-ci,
une taulière, pardon, la gestionnaire des lieux, bien mise mais on se demande...,
deux ou trois architectes pour faire bonne mesure,
un restaurant du sud ouest bien pratique. Quand on a oublié nos clefs on entre par devant et ils nous ouvrent l’arrière porte,
un atelier de confection, chinois, bien entendu et son patron libanais, je ne sais pas quand ceux-là ne travaillent pas,
quelques habitants discrets, un ou deux chiens,…
Il se passe des choses dans cette cour, des petites choses, je n’en perçois que la mousse, quelques mots, quelques scènes volées ; petits indices qui peuplent mon monde, qui me font de ce réel un roman pour moi toute seule.
Je ne demande jamais aucune explication, surtout pas je préfère imaginer…
14:10 Publié dans Mots de ma ville et d'ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






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