28.11.2009
L'oiseau 2
L'Honorable releva les yeux vers Feu Follet. Il ne semblait pas du tout affecté. Du bout du doigt il caressait la gorge de l'oiseau tout doucement.
L'Honorable cherchait ses mots,
- « Feu Follet d'où vient cet oiseau ? »
Mais Feu Follet le coupa.
- « Que viens- tu faire ici Honorable ? »
L'Honorable mit un temps à rassembler ses esprits
- « Et bien je viens aux champignons »
Feu Follet fronça les sourcils, enfin, comme le font les Feu Follet, il retroussa son nez en arrondissant les yeux.
- « Aux champignons ? »
Une fois encore l'Honorable se demanda d'où venait son étrange compagnon, hier il découvrait les confitures, aujourd'hui il semblait ignorer la cueillette odorante et délicieuse de l'automne.
- « Mais quels champignons, et pour quoi faire ?
- Mais pour les manger pardi !
- Tu manges les champignons ? »
L'Honorable éclata de rire, il retrouvait le Feu Follet de l'été, curieux, enthousiaste,
-« Mais bien sur ! Plutôt deux fois qu'une ! »
Feu Follet tandis le doigt vers une superbe amanite rouge à pois blancs qui pointait son nez sous les feuilles et s'exclama
- « Tu manges ça ?
- Mais non, pas ceux-là, mais les violets, les cèpes de bordeaux, les bolets, les girolles...
- Et c'est bon ?
- Oh oui, c'est délicieux
- Alors apprends-moi ! »
Comme toujours, Feu Follet ne demandait pas, il ordonnait. Mais comment l'Honorable aurait pu songer à lui refuser quelque chose.
Bien sur qu'il lui apprendrait, bien sur qu'il lui révèlerait les coins les plus secrets. Et même ceux qu'il n'avait jamais dévoilés à la Diseuse. Qui pourtant savait se montrer insistante.
Et il passerait la journée à lui faire découvrir l'amitié entre le chêne et le cèpe, entre le châtaigner et les girolles, entre les talus et les violets. Il lui ferait sentir l'humus. Il lui apprendrait d'un geste sec à détacher le pied sans perdre la promesse de la repousse.
Et puis il l'inviterait à la plus belle fricassée de l'automne, ils passeraient chercher des œufs, en feraient une omelette moussante et dégusterait leur trésor.
Mais pour l'heure, il y avait un oiseau mort entre les mains de Feu Follet que celui-ci continuait à caresser comme si de rien n'était.
- « Oui je vais t'apprendre Feu Follet, mais cet oiseau ? »
Feu Follet répéta un peu agacé.
- « Oui l'oiseau, il dort ! »
L'Honorable s'approcha un peu mais Feu Follet l'arrêta,
- « Tu vas le réveiller ! »
De là où il était l'état de l'oiseau ne faisait aucun doute. Les yeux mi clôt, la tête renversée en arrière, les pattes recroquevillées... Nul oiseau, fut il ami de Feu Follet, ne pouvait dormir ainsi !
- « Feu Follet poursuivi, quand vas-tu m'apprendre, maintenant ? »
L'Honorable ne put s'empêcher de sourire. «Il faudra qu'un jour je lui apprenne la patience ».
Mais que pouvait-il répondre ? Et comment maintenant repartir en laissant celui dont il attendait le retour depuis des jours ?
- « Oui, maintenant, si tu veux, mon panier est vide, nous le rempliront plus vite à deux. »
Un grand sourire éclaira le visage de Feu Follet.
- « Très bien allons y ! »
Puis il se redressa, ouvrit ses deux mains, et déposa tout doucement l'oiseau sur la mousse au creux de la racine. Celui-ci n'avait pas bougé, sa tête toujours pendante.
- « Mais, mais... » bredouilla l'Honorable,
- « Tu vas le laisser là ?
- Oui, oui, tout va bien. »
Mais qu'est ce qui allait bien ? S'agaça l'Honorable ? Cet oiseau était mort !
Feu Follet, caressa encore quelque secondes l'oiseau, puis se leva.
L'Honorable se sentit mal à l'aise, devait il insister ? Etait ce bon de laisser ainsi Feu Follet croire qu'il vivait encore ? Mais il ne dit rien. Sans doute était-ce un peu lâche, mais la perspective de la cueillette avec Feu Follet le réjouissait tant qu'il n'avait pas envie d'assombrir le moment.
Feu Follet fit trois pas vers lui et attrapa le panier,
- « allez viens ! »
L'Honorable n'eut d'autres choix que de le suivre retraversant la clairière.
- « Attends moi, tu ne sais même pas où aller... »
Feu Follet se retourna le regard malicieux,
- « Moi ? Hum..., disons, un peu plus loin là, en longeant la rivière, près des ruines du vieux pont ? Puis après dans le contrebas, après les buissons de buis, quand le bois se fait plus dense ? Ou alors en remontant vers le pré, le long des haies de buis ? »
L'Honorable fut stupéfait. Ce chenapan venait de lui citer les trois coins les plus secrets de tous les secrets, dans lesquels on trouvait les plus beaux cèpes que la terre ait portés !
L'avait il suivi, espionné ?
Il s'apprêtait à accuser Feu Follet mais il se tut. Ces coins, ces coins secrets, il n'y avait pas été depuis au moins une année ! Et il y a une année il n'avait pas encore rencontré Feu Follet !
Encore une fois, il croyait apprendre des choses à son ami, et il découvrait qu'il avait en lui bien plus de mystères.
Feu Follet fit entendre son rire cristallin puis entra dans le sous bois,
- « Allez dépêches toi ! Ils nous attendent ! »
L'Honorable lui emboita le pas.
Mais au moment où il quittait la clairière, il entendit un bruit derrière lui. Il se retourna. Des battements d'aile, là tout prêt. Un frôlement brun dans les feuilles. Et sur la mousse, au pied du grand chêne, plus d'oiseau...
15:56 Publié dans Feu Follet et l'Honorable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
clémence
le monde tourne et s'agite et se disperse
je voudrais les temps plus cléments pour ceux que j'aime
01:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
chuchotement
tu sais j'aurais aimé venir te le chuchoter
à l'heure où tu te couchais
juste après ton café du soir,
je serais rentrée doucement
prétextant une leçon à apprendre
tu me les faisais réciter par coeur
j'y ai gagné une mémoire
qui longtemps me servit
tu aurais râlé un tout petit peu
ma p'tite fille tu dois aller dormir
mais tu aurais tapoté le bord de ton lit
pour que je m'y installe,
je t'aurais dit tout bas
son regard, sa douceur,
sa force aussi et puis ma peur
alors tu m'aurais encore appelée
ma p'tite fille
et puis tu m'aurais embrassé
tu sais, je crois que tu l'aurais aimé,
tu sais, j'ai appris il y a pas longtempsque tu en savais bien plus que ce que je ne croyais
comme tu as dû être triste de partir en nous laissant...
01:18 Publié dans Mots bleu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.11.2009
alors
Alors ce serait cela aimer,
et tous les mots auraient la même encre,
Alors l'absolu ne serait pas déchirement
et le bouleversement se ferait en dedans
Alors ce serait joyeux,
et j'aurai peur de le perdre
comment aurais-je pu savoir ?
02:16 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.11.2009
L'oiseau
Le temps avait basculé, au rythme de la nuit envahissant le jour. Terminées les longues promenades. Le loup gagnait sur le chien.
L'Honorable ne s'aventurait plus au delà des bois environnants. Plus le temps passait et moins il aimait le soir. Mais c'était le matin et l'air sentait l'humus et la noble pourriture. C'était temps à champignons. L'Honorable attrapa son couteau, son panier et sa canne et s'en fut vers la chêneraie à la recherche des cèpes et des violets qui agrémenteraient son repas du soir.
Ses pas s'enfonçaient dans un tapis de feuilles vers l'endroit qu'il tenait secret. S'approchant d'un grand chêne il distingua la lueur bleutée caractéristique de son jeune ami.
Feu Follet ! Voilà plusieurs semaines qu'il avait disparu au point que l'Honorable s'était demandé si l'été ne l'avait pas emporté. Et voilà qu'il réapparaissait justement là, au pied du grand chène qui abritait le plus beau coin à cèpes de tout le conté.
Feu Follet était assis sur une grosse racine verdie par la mousse. Il leva la tête et sourit
- "Bonjour Honorable".
L'Honorable sentit son cœur se réchauffer, ce petit rien du tout avait ce pouvoir. Il fluidifiait son sang que le temps épaississait.
- "Bonjour Feu Follet".
Quiconque eut entendu ces deux là se saluer aurait-il pu deviner ce qu'ils étaient l'un pour l'autre ? Sans doute eux-mêmes ne le savaient t'ils pas. L'Honorable était tout à ses réflexions, il ne savait pas encore que ce qu'il allait voir, habiterait longtemps ses nuits d'insomnies.
Oh oui il était heureux de revoir Feu Follet. Et même si cela l'agaçait, il devait le reconnaître, il lui avait manqué. Lui qui avait renoncé à toute forme d'attachement. Qui avait laissé les honneurs. Qui avait abandonné sans peine ceux qui lui servaient d'amis. Lui qui oubliait même avoir un jour compté pour quelqu'un d'autre. Voilà qu'il avait attendu, inquiet, le retour d'un Feu Follet qui ne lui avait même jamais dit s'il reviendrait.
Feu Follet semblait un peu amaigri. Son visage perdait progressivement sa rondeur enfantine. Cela troubla l'Honorable qui se secoua pour sortir de sa rêverie au moment où il remarqua le regard interrogateur que celui-ci lui portait. Il toussota :
- "Que fais-tu là Feu Follet ?"
Feu Follet ouvrit la bouche : "je..." puis il se ravisa et il ouvrit légèrement ses paumes qu'il tenait jointes.
- "Mais, que tiens-tu là ?" s'exclama l'Honorable qui venait d'apercevoir entre les mains de Feu Follet un oiseau roux et brun.
- "Il dort..." murmura Feu Follet
L'Honorable eut le cœur serré, non l'oiseau ne semblait pas dormir, il était allongé sur le dos, les pattes recroquevillées, la tête reposant en arrière, les yeux fermés.. Assurément, cet oiseau ne dormait pas, il était mort !
02:00 Publié dans Feu Follet et l'Honorable | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Mais pourquoi tu fais la tête ?

01:35 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.11.2009
Immenses collines
comme l'allergique aux fraises devient urtiquant à les voir en peinture
me voilà réagissant péniblement aux écueils,
qui autrefois m'auraient semblée collines, moi qui devait franchir des montagnes,
10:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.11.2009
Aimer,
Un matin elle s'apperçut qu'elle avait peur de le perdre
Elle qui avait tant craint de ne pas l'aimer,
22:55 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ils sont revenus
L'Honorable, Feu Follet,
Il y avait longtemps qu'ils ne m'avaient visitée
C'est l'automne,
Ce qu'ils m'ont dit était si étrange que ma plume s'est arrêtée
Où était Feu Follet depuis la fin de l'été ?
Cet oiseau dans sa paume était il endormi ?
J'ai un grand ami un peu âgé et qui parfois m'inquiète,
Un Feu Follet qui tire ma plume vers là et vers ici, qui s'amuse à me perdre,
il faudra que j'ose,
22:52 Publié dans Feu Follet et l'Honorable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.10.2009
gratitude
Des centaines de jours d'angoisse
et puis,
Elles ont décidé
Elles ont fait justice
Et l'immense joie
Immense
et ce soir,
le vide,
l'angoisse emplissait,
l'attente prenait le temps
et le bonheur
ce soir me fait peur et me réjouit
gratitude, gratitude,
gratitude pour mes bonnes fées de là-bas et d'ici
amour et gratitude pour tous ceux sans qui...
23:08 Publié dans Mots bleu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.10.2009
J’aime bien les girafes
La girafe est à la vache
Ce que l’autruche* est à la poule
Ridicule, démesurée, admirable
La girafe broute le sommet des arbres
Et quand ils n’ont plus de sommets
Elle fait le grand écart
Jusqu’au plancher des vaches
La girafe porte une tenue de panthère
Petite elle la protège
Grande elle la distingue
La girafe est entre deux
Loin du sol, tendue vers le ciel
Tellement qu’on voudrait lui donner des ailes
D’ailleurs c’est ce qui est arrivé à l’autruche
Mais sans succès
Mais dites-moi …
Pilotis et périscopes
Vous croyez qu’elles craignaient de ne pas être embarquées par Noé ?
* j'aime bien les autruches aussi...
15:34 Publié dans Bestiaire | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.10.2009
un ogre...
Un ogre m'avais tu dit
"vous êtes un ogre"
Souviens toi à cette époque
Je ne savais même pas que j'étais
et tu me qualifiais d'ogre
et moi j'étais partagée
.
J'ai toujours aimé les ogres
Leur appétit démesuré
presque malgré eux
j'ai toujours pensé
qu'ils dévoraient de ne pouvoir aimer, ou peut-être de trop je ne sais
j'avais de l'affection pour eux
.
Mais moi ! Un ogre !
Tu n'avais pas dit une ogresse, non, un ogre
comme celui de Perrault ou de Tournier,
.
Rarement parole m'aura autant travaillée,
Et quand il m'arrive aujourd'hui d'avoir les crocs
je pense au petit poucet...
23:53 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
orgueil
Il me semblait que l’amour avoué
La fable serait démasquée
.
Comme le sommet franchi
Le pas repart vers le val
.
Je guettais la chute
La certitude rassurante de l’échec
.
Mais tu plantais ton regard dans le mien
Défiant ma défiance
Et mon orgueil cédait le pas ... au bonheur
.
Plus je sais et plus je sais que je ne sais…
23:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.10.2009
Quand ça arrive...
Quand ça arrive cela semble si étrange, si inattendu, qu’on se retournerait presque pour regarder si cela ne s’adresse pas à nous par erreur.
C’est sur, on ne le mérite pas, d’ailleurs on le sait on nous a toujours dit que les jolies choses ça se mérite.
Et puis c’est sur, on n’est pas fait pour tant de bonheur, on le jurerait, c’est une vue de l’esprit, on va se réveiller, ce n’est pas lui que l’on aime, ce n’est pas nous qu’il aime, on aime juste l’amour, tout cela va s’arrêter.
Tout le monde le sait c’est statistique, ça ne dure qu’un temps, il faut juste être patient, ça ne va pas durer. Alors comme on se dit que ce sera bientôt fini on se laisse un peu aller, histoire de se faire des souvenirs… Mais ...ça ne s’arrête pas.
Alors on essaye de toutes ses forces de banaliser tout ça : il est comme les autres, on est comme les autres, on va se réveiller, c’est un rêve ça va pas durer…
Mais l’amour, lui, il ne se laisse pas faire, il en tient deux, alors il ne va pas les lâcher et puis ils ont l’air si émerveillé ces deux nigauds … alors il fait une pirouette, il se marre l’amour à nous regarder avec nos sourires béats.
Faut dire qu’il aime ça l’amour, ces deux plus tout à fait jeunes et pas encore vraiment vieux, ces deux qui se dévorent des yeux, qui se touchent, qui se respirent, qui s’aiment.
Il aime ça l’amour, vous me direz c’est un peu sa raison d’être, alors ces deux là, c’est décidé, il les garde un peu au chaud, il les berce... La vie est tellement compliquée pour lui l’amour, que, du coup, il en profite.. C’est du beurre ces deux là, z’ont l’air si heureux…
La vie est dure et belle et incertaine. Et un jour elle vous fait un cadeau, comme ça, sans qu’on sache pourquoi, elle vous donne à aimer un autre qui a la bonne idée de vous aimer aussi.
Et nous c'est vrai on est un peu nigauds, on se demande à qui il faut dire merci…
01:42 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.09.2009
8 septembre
Un ballet de robes
Un minuscule hall de gare
Il le faudrait plus grand
Pour y perdre ses pas en attendant
D’autres robes encore
Sur des souliers ou des talons
Deux ans d’attente et quelques heures encore
J’y suis rompue, j’ai appris l’apnée
Se transposer dans le doux
Négliger l’horizon
Ne regarder que son pas
Une cavalcade à l’étage
Puis un silence lourd
Seules les robes parlent ici
Les autres espèrent
Une cour carrée
Une porte, un escalier
Quatre chaises de métal
Derrière la porte
La salle où l’on appelle
Des visages inquiets,
D’autres déterminés
Des hommes et des femmes dévalent les marches
Les bras chargés de dossiers
Eux savent le langage
Ils se font traducteurs
.
Quatre chaises c’est bien peu
La porte claque, une cigarette,
Une recommandation
Des liasses de papiers
Qui racontent des vies
Ici on juge
Je voudrais dormir
Je suis sure que je pourrais
Mais les chaises sont froides
J’écris des mots perdus
Je fais les cent pas sur mon carnet
Entrée en scène
Je la trouve belle
Elle qui me défend
Elle sera belle et forte
Je guetterai sur leurs visages
La portée de ses mots
Puis je tenterai de mettre à distance
Ce que j’entendrai
Comme est douce ta peau, comme un bon ton sourire
Le temps est passé
Elle replie le dossier
Dans l’entrée il reste du monde sur les chaises en métal
La cour carrée
Ses pavés mal ajustés
Le retour vers la gare
Elle sourie
15 octobre ont-ils dit
Je sais attendre
02:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.09.2009
les temps
Les temps se cognent, se bousculent
Le temps lent de l’attente, trente jours encore à rebrousse temps
Le temps rompu de celle qu’il aime et son temps à lui si lourd désormais
Le Temps dans l’Espace du Temple
Le temps long devant
Le temps d’hier qui s’apprivoise
Et la peur qui s’adoucit,
Le temps vibrant de ta peau
Tu vas devoir te confronter à Chronos disait-il…
18:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.08.2009
Demain,
Quand, après ces jours
Quelques pas sépareront ta peau de la mienne
Je retarderai ma course
Je savourerai les secondes
Je me ferai croire que tu es loin
Je ferai semblant de devoir attendre encore
Comme on joue à se faire peur de l'orage
Bien à l'abri dans le doux du bonheur,
20:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
peur
Sourde, présente, obsédante
Un temps adoucit…
Présente
A quoi me sert-elle ?
Le temps ne l’a pas apprivoisée
Elle rode
Elle semble rire
De mes efforts
A quoi me sert-elle ?
Elle n’avertit de rien que je ne sache
Elle ronge
Se nourrit des jours
A rebrousse temps
20:12 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.08.2009
la vie donne, la vie prend
la vie de mon grand ami a basculé
De tout mon coeur avec toi
23:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Mon petit loup a 9 ans, il est amoureux
et il écrit à sa belle
"A votre arrivée dans notre classe
Dans un froid de glace
Ou sous un soleil de plomb
Votre beauté m’éblouie
Au point où j’en suis
De vous écrire un poème
Qui vous dira ce qu’il y a véritablement
Au fond de mon cœur
Vos cheveux
Lisses, soyeux et gracieux
Coulant sur votre nuque
Vos yeux
Aussi profonds
Que le plus profond des puits
Vos iris aussi beaux, imperçables
Et miroitants que des diamants
Mon cœur n’a pu être délivré
Pour dévoiler
La fleur de lys qui vous représente
Mon cœur s’illumine
Quand il vous voit
Mais il est rongé sans vous
Dans mon cœur la rose est fanée
Et je reste bouche bée
Quand je vois l’indifférence
Pour mes efforts pour vous impressionner
Dans le tiroir de l’eau claire de vos yeux
Je laisse là mon cœur
Sans revenir vers lui
et même si vous habitez
au fond de l'océan
ou au sommet de l'hymalaya
je viendrai vous chercher
jusqu'aux confins du monde.
Je ne suis pas un grand poète
Mais un brin d’amour et de poésie
Suffisent à écrire
Une grande poésie"
E.
23:29 Publié dans Mots bleu | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note








