10.05.2008
l'uni-vert
torrents de verts
vert enroulé des fougères encore en pousse
vert étoilé des champs
vert éclatant des frondaisons
vert presque noir des lières
vert tendre des feuilles presque fleurs
vert transpirant d'eau,ici tout est vert, la vie jaillissante, impudique
le ciel ne semble être là que pour le souligner
mon regard fait provision,
03:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
suspendue
la mort suspendue, un temps encore
elle est certaine, acceptée et pourtant incongrue
le fil est ténu, pourtant on est encore dans le plein
le vide est encore pour demain
comment sera ce vide,
respiration, désespoir ?
02:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.05.2008
éléments d'apaisement
"Une réaction normale à une situation anormale serait une monstruosité..." il y a des mots qui pansent...
et puis aussi des gestes, qui font l'énergie vibrer, qui suscitent et accueillent,
et puis d'autres mots encore dans la nuit, graves et doux,
l'apaisement par les autres apaisants,
00:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.05.2008
nausée
la laisser partir et garder en moi le sombre
bientôt plus rien ne pourra le dénouer
je trouverai seule
se souvenir de toute la force et la rassembler, en un dernier effort
me taire une dernière fois
qu'est ce qui me sera regret demain ?
08:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
nuit sans signe
le verbe serait alors courage et le silence lacheté ?
s'être cru courageux, se découvrir lâche
le temps du choix se restreint
bientôt demain courage ou lâcheté seront passés et présents à jamais
rien ne dit, rien n'est écrit, aucun signe ne sera donné
01:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.05.2008
interdite
la mort rode, plus rien ne permet d'en douter, elle sera là dans peu de temps,
je suis interdite, incapable de réagir, j'oscille entre le sentiment de monstruosité et le dégout,
qui pourrait comprendre qu'il m'arrive encore de rire et d'être légère, que la plus grande douleur est de ne pas savoir souffrir ?
21:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
silence
je reprends le rythme de la ville
le soleil s'est installé
je suis le chemin du printemps, comme on emprunte une voie par défaut d'aucune autre
je tends l'oreille au moindre signe
rien ne semble vouloir se distinguer dans le brouhaha assourdi
je vais doucement sans dessein
14:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2008
fête d'â-côté
il y a fête dans la maison cube d'â-côté,
des rires, des tintements de verres
je suis partagée, entre le rejet et l'envie
comment étaient les fêtes ? je ne sais plus si je m'en souviens,
23:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.05.2008
pyrénées..
je retarde le moment du départ, le ciel m'en est reconnaissant et s'emplie de bleu,
je laisse la maison dormir encore
le tintement de l'eau dans l'abreuvoir s'inscrit en sonorité-souvenir
au loin le gave murmure sourdement
succession de terrasses en ma mémoire, celle-ci est toute de lumière
la cloche maintenant qui sonne l'heure il est bientôt temps de partir,
il y aura quelques agitations,
les mines encore endormies seront un peu tristes
je n'inventerai pas tout de suite un nouveau jeu
cette mélancolie est douce
ils laissent ici une petite âme blanche née quelques jours avant mai,
ils emportent avec eux, l'émerveillement quand il est apparu dans la montagne sombre
leurs fous rires dans l'herbe haute quand ils ont joué à se bousculer
ceux là se parlent déjà, poulain de la montagne et enfants de la ville,
rien ici ne me semble antinomique de là-bas, montagne et ville reliées, par notre passage,
23:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
le moment,
saurais-je reconnaître le moment où 
ayant suffisamment renoncé,
je pourrais enfin construire ?
photo : Didier
23:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
déshabituation
l'être peine à ne devoir être que partiel
chaque nouvel autre comme une mise en doute
effleurement plus qu'emportement,
l'absolu...
...mais contenu,
je vous aime rarement, ne devrais-je pas m'en déshabituer ?
photo : Didier
07:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poême, amour, âme, sensuel, colère, doux, tendre
en descendant
ce qui vous semble victoire m'apparaît renoncement,
laisser le réel s'éloigner suivre la lame de fond révoquer la raison,
un fil ténu me retient encore
la chair a aussi fait chair, et celle-là se rappelle à celle-ci
vous allez bien à mon âme quand elle se colle à ma peau
mais mon coeur sait qu'il devra se replier
vous parlez d'absolu et il résonne en moi
mais votre absolu est parenthèse et votre ponctuation heurte la mienne
il me faudra descendre encore pour vous rejoindre
07:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
entre loup et chien
la masse des montagnes commence à se marquer sur un ciel qui ne sera pas bleu
le temps nous dit qu'il est temps de partir
un peu de tristesse m'effleure
il aurait fallu plus de temps pour que mon âme s'apaise,
je laisse ici une part douce
à l'abri,
07:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.04.2008
l'ombre du guetteur
Il venait souvent sur ces remparts
Quand la lumière était belle
il armait son appareil et photographiait la ville d’en haut
il aimait la saisir au petit matin ou dans la chaleur de l’après midi quand elle sommeillait
ce jour là son âme était un peu triste sans véritable raison, il n’avait pris qu’une ou deux photos et était redescendu
ce n’est que le soir, en transférant ses photos, qu’il découvrit l’image. Cette ombre... cette ombre avait quelque chose d’étrange... il ne savait dire pourquoi mais il se coucha envahit d’une étrange mélancolie mêlée d’excitation.
Le lendemain matin, il travailla sans pouvoir se concentrer il ne cessait de regarder l’image cette ombre l’obstinait, elle lui parlait.
N’y tenant plus, à l’heure du midi, il se rendit sur les remparts, il se positionna exactement comme le jour précédent et ... elle apparut,
Il était un homme rationnel, cette ombre ne pouvait être que la sienne, que le soleil faisait naître sur la pierre...
Pourtant il ferma les yeux et l’image de l’ombre pris forme en lui, s'imprimant dans sa conscience,
le guetteur, oui... c’était l'ombre du guetteur !
l’ombre portée sur la pierre de tout temps, siècle après siècle
Il avait la certitude, sans se l'expliquer, que d’autres que lui étaient venus ainsi regarder la ville depuis les remparts, ils les sentaient en lui, regard après regard reliés par l’ombre, descendance d’hommes
D’autres guetteurs avant lui s'étaient tenus à cet endroit précis, ils avaient comme lui eut l’assurance de cette chaine d’union verticale plongeant ses racines dans l’histoire
l’ombre pour témoin...
il voyait par leurs yeux la ville se transformant s’étendant dans la vallée, les avenues s’élargissant, les sonorités montantes des paix et des guerres, les temps de misères et ceux des oublis,
les images se succédaient dans sa mémoire accumulée de guetteur, il en conçut un étrange apaisement, il regarda la ville comme jamais il ne l’avait vu, il se sentit plus Homme qu'il ne l'avait jamais été,
puis redescendit il garda pour lui sa découverte, comment auraient ils compris ?
peu de temps après il quitta la ville, il remonta une dernière fois au château, il pris comme chaque fois le chemin de ronde et il le vit,
un jeune homme, l’appareil photo à la main,
un autre guetteur était venu, il pouvait s'en aller
merci Pascal, pour cette image et son pouvoir à faire rêver
19:29 Publié dans Des histoires... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
sonorités
Une cloche à toute volée, la voix d’un chien
Mon esprit de rêve peine à donner un sens à ces sonorités
Il choisit de m’éveiller,
Le son du dernier carillon résonne encore,
Je laisse ce réel autre m’envahir
Le chien s’est apaisé, un peu au loin de l’eau qui coule, l’image se forme de l’abreuvoir à quelques pas de la maison
Quelques sonnailles, les brebis n’ont pas encore rejoint les estives
Les sons se distinguent nettement dans l’air d’altitude,
Je quitte la chaleur du lit, le jour est levé, l’air encore frais
J’emporte mon café dehors pour emplir mon regard des montagnes autour, cet espace respire la sérénité
18:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poême, amour, âme, sensuel, colère, doux, tendre
manipulation
Ainsi c’était le faible qui manipulait le fort,
Se penchant pour mieux le faire trébucher
Il rendait le fort embarrassé de sa force,
Le vivant s’excusait presque de l’être trop,
Trop gai, trop triste, trop émerveillé,
Il se contraignait au terne
Mais il ne l’était jamais assez
L’immortel était le faible
Le mortel était le fort
Mais comme il aimait à être mortel !
Le faible en fit de trop, le fort s'efforça de toutes ses forces de s'éteindre, il se découvrit fragile,
Et cette fragilité lui donna la force de mettre le faible à distance,
comme on fuit l'éteignoir,
01:54 Publié dans Mot d'ire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.04.2008
Tornac
Une journée pour passer d’un monde à l’autre
La nuit déjà noire dans la vallée,
et ce petit fantôme presque blanc courant déjà aux flancs de sa mère
Né pour nous aux aurores de ce jour
Il ne connaîtra que la montagne
Il sera la part libre de nos rêves
08:58 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.04.2008
histoire à flots
L’été n’est pas approprié, il vous serait agréable, mais vous auriez du mal à être seul pour réaliser l’opération. L’automne est par trop triste et puis c’est saison de pluies et de gris, il vous faut de la lumière, pour la suivre longtemps des yeux. L’hiver est intéressant, les lieux seront déserts, les tempêtes propices, mais les jours sont courts et le froid risque de faire trembler vos mains alors qu’elles doivent être fortes et habiles. Alors retenons le printemps, vous y aurez la lumière et, si vous ne tardez pas trop dans la saison, les lieux seront calmes encore,
.
Le second choix sera celui du jour, cela ne doit pas être un jour banal, vous risquez de vous en souvenir longtemps,
Un lundi ne conviendrait pas. Commence-t-on à changer de vie un lundi ? Mercredi, c’est le jour des enfants et il vous faut être seul. Un mardi ou un jeudi, ça n’a pas de sens, faux milieu, ni début ni fin de semaine. Dimanche est jour de promenade, il risque d’y avoir foule. Le samedi est un peu vulgaire,. Un vendredi serait bien, un jour d’avant vacances, d’avant liberté. Oui, disons, un vendredi…
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Puis vous aurez à choisir le lieu, avec soin. Il doit être désert, c’est impératif.
Il sera conforme à vos espérances; ont-elles des marges ? Alors vous choisirez la mer. Sont-elles sans bornes ? Alors seul l’océan vous satisfera…
La forme du rivage comptera également, il ne faut pas qu’il soit trop plat. Le mieux serait encore de vous procurer une carte marine, pour étudier les courants. Vous chercherez là où ils s’approchent le plus des côtes. Il faudra aussi éviter la trop grande proximité des ports. Il serait mieux que les flots soient déserts.
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Le jour réservé, l’heure aura aussi son importance; Il vous faudra vous munir d'un calendrier des marées, elles changent chaque jour. Vous élirez le juste moment de la pleine-eau, entre flux et reflux, le moment où l’onde semble immobile, où ,le va-et-vient interrompu, le courant latéral exprime sa pleine puissance,
Attention le moment est rare ! Si vous le manquez il vous faudra attendre une semaine de plus et, si la saison du printemps est trop avancée, vous risquez de perdre une année avant que l'instant ne se reproduise.
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Vous vous rendrez alors dans une papeterie, vous la choisirez spécialisée en beaux papiers. Vous chercherez une matière brochée, il faudra qu’elle soit suffisamment souple, tout en étant résistante. Vous éviterez les couleurs, ou alors seulement une légère touche ivoire. Vous demanderez plusieurs feuilles, non que vous puissiez multiplier l'exercice, un seul vous sera autorisé, mais il y a fort à parier qu’il vous faudra quelques brouillons avant d’être satisfait,
Dans la même boutique, vous choisirez votre plume. Vous n’avez là, pas le droit à l’erreur, elle sera la part la plus décelable de vous-même, il vous faudra en essayer plusieurs, vous devrez être aimable avec le vendeur. L’encre ne pourra qu’être noire, ou d’un gris soutenu.
J’allais oublier, vous devrez également acquérir un ruban ! Le mieux serait qu’il soit rouge et en soie naturelle. De tranche large pour ne pas abimer le papier
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De plume, de ruban et de feuilles munis, vous choisirez un lieu pour écrire. Prétez y attention, il restera gravé dans votre mémoire.
Un banc public pourrait faire l’affaire, ou une chaise dans un parc. Mais vous avez choisi le printemps, souvenez-vous, il ne faudrait pas que vos feuilles se transforment en buvard pour giboulées.
Un café serait approprié, vous le choisirez peu passant, il vous faudra du calme. Le décor vous inspirera, il serait bien que les murs en soient anciens, ils auront la mémoire d’autres que vous. Vous commanderez du thé, le thé sied à l’écriture.
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Alors vous commencerez à penser.
Le texte doit être court et précis. Il doit aussi donner à rêver. Vous ne commencerez à écrire que lorsque votre esprit aura formulé en vous les mots. Vous ferez quelques modèles. Heureusement vous avez plusieurs feuilles. Vous devrez absolument soigner votre écriture !
Puis vous roulerez le papier sur lui-même et l’entourerez du ruban.
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Restera alors une mission délicate. Il vous faudra chercher l’embarcation. Ses flancs devront être translucides. Elle devra être parfaitement hermétique, toute fortune de mer vous est interdite. Elle pourra être ouvragée, mais une plus modeste fera aussi bien l'affaire. Si ella a connu d'autres usages, vous la nettoierez avec soin.
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Et puis le jour dit, à l’heure convenue, sous le soleil encore un peu froid du printemps, sur le rivage choisi de mer ou d’océan, là où le courant s’approche le plus de la côte, au moment où la marée est immobile… vous glisserez le rouleau enrubané dans la bouteille, vous la refermerez avec soin, vous vous approcherez de l’eau, puis vous reculerez de quinze pas, vous prendrez alors votre élan et, de toutes vos forces, vous jetterez la bouteille à la mer… Vous la regarderez alors voguer jusqu’à ce qu’elle soit emportée par le courant.
Puis vous rentrerez chez vous et patienterez calmement. Vous vous rendrez chaque vendredi, à la même heure sur le rivage et attendrez que le flot immobile reparte de l’avant. Vous resterez jusqu’au reflux.
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Vous reviendrez saison après saison, jusqu’à ce que celle que vous attendez, trouve la bouteille, l’ouvre, extraie le rouleau, fasse glisser le ruban, déroule le papier broché fin mais résistant, découvre la plume et l’encre, lise vos mots, et… s’émerveille… Puis qu’elle se rende dans une boutique, achète du papier et une plume, écrive d’une belle écriture douce et penchée… qu’elle est émue…. Et roule la feuille, l’enserre du ruban rouge, la glisse dans la bouteille, qu’elle calfeutrera avec soin, retourne sur le rivage un vendredi, choisisse le moment où la marée est suspendue, s’approche de la mer, recule de quinze pas, et lance l’embarcation dans le courant de toutes ses forces
Et un vendredi, à l’heure montante de la marée, vous verrez les vagues ramener vers vous cette drôle de bouteille translucide que vous aviez mis tant de temps à trouver.
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Vous l’ouvrirez fébrilement, noterez immédiatement que le papier n'est pas de même facture que le votre, alors, de vos mains tremblantes, vous ôterez le ruban, déroulerez la feuille… et lirez les mots de votre déjà bien aimée…
12:04 Publié dans Des histoires... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouteille à la mer, amour, lettre
23.04.2008
belle âme
la nuit fut à la déconstruction, au désorientement, au presque désespoir, le sable dans l'onde tourmenté,
le matin me trouva vide de sens, l'eau trouble encore
la journée se déroula, le soleil doucement perçant le flot s'éclaircissant,
la soirée s'approchant le coagula s'achève, le limon s'est posé
la force recomposée,
les choses à leur place,
la douceur à la sienne, la réalité aussi,
me reste le bonheur d'une belle âme rencontrée,
17:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : âme, amour, coagula, eau, matin, force
22.04.2008
imprudence
il aurait fallu que tu ne sois pas trop doux, que tu garde la distance,
il aurait fallu que tu la traites avec légèreté,
tu n'aurais pas trop dû lui parler
ne pas l'écouter non plus
elle aurait été plus prudente
elle t'aurait regardé de loin
elle t'aurait prété une oreille distraite
vous vous seriez quitté légèrement,
tu serais passé à autre chose,
elle t'aurait à peine gardé en mémoire
11:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sensuel, amour, doux
équidistance
comme la violence est parfois proche de la douceur, la joie l'est de la tristesse, de la même nature, juste une nuance, un éclairage les sépare, l'orientation de la flamme,
je me sens à équidistance,
08:51 Publié dans Mots d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : âme, violence, joie, tristesse, nuance
21.04.2008
secret
je laisse aller en moi le doux murmure, la légère impatience,
je fais silence comme on fait silence dans un lieu sacré, un peu intimidée,
comme on tait un secret partagé,
je frôle du bout des doigts la forme créée, fragile,
rêves d'emportements, de joies,
que je tente d'assagir,
11:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sensuel, amour, doux, secret, sacré
nuit troublée
la vibration de la nuit est restée en moi,
le matin me trouve silencieuse, attentive, écoutant le murmure,
comme on dessinerait dans l'espace une forme du bout des doigts,
07:16 Publié dans Des nuits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




